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| L’Algérie évite le recours au marché mondial des céréales |
Les céréaliculteurs algériens réalisent, pour la seconde année consécutive, une bonne performance. L’Algérie, c’est un évènement, n’aura pas recours à l’importation. La politique volontariste de soutien à la céréaliculture, aidée par une pluviométrie satisfaisante, donne des fruits.
Avec 6,1 millions de tonnes de céréales, cette saison, l’Algérie réalise une nouvelle production record pour la seconde année consécutive. La performance ne fait pas pavoiser au ministère de l’Agriculture, pourtant il y aurait de quoi. Selon le Directeur général de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), Nouredine Kahal, interrogé sur les ondes de la radio algérienne, ce niveau de production permet de répondre à la demande interne et évite le recours à l’importation. Le gouvernement algérien avait en effet recours systématiquement à des achats sur le marché mondial pour satisfaire les besoins nationaux. L’Algérie faisait ainsi partie des principaux pays acheteurs de blé dur et tendre notamment. Quel que soit les cours mondiaux, la nécessité faisait loi. Les mauvaises saisons, la facture des achats de céréales notamment auprès de la France, premier fournisseur, pouvait atteindre entre cinq cents millions et un milliard de dollars. La tendance qui s’était installée depuis des années a commencé à être contrecarrée à partir de 2005 à travers une politique gouvernementale volontariste de soutien à la production locale. Le rôle central de l’OAIC Au cœur de cette politique de promotion de la céréaliculture, se trouve l’organisme régulateur OAIC qui se chargeait notamment d’acheter la production locale au prix en vigueur sur le marché mondial. Ce soutien à la production locale a payé. Le gouvernement n’entend pas baisser les bras. Le projet de loi de finances complémentaire 2010, prévoit une taxe sur le blé importé afin d’éviter une mévente de la production locale. Selon de bonnes sources, cette taxe ne s’appliquera pas au blé importé au prix du cours mondial, ni au blé importé par l’OAIC. Il s’agira là, indique-t-on, de protéger la production nationale et d’inciter les industriels transformateurs à privilégier cette matière première locale. Les silos regorgent en effet de céréales. Au point où des surplus d’orge ont été exportés dernièrement. Il n’est pas impossible que d’autres surplus soient dégagés cette saison pour l’exportation. Les économistes du ministère de l’agriculture, mais aussi ceux du Commerce et des Finances ont à présent à plancher sur les coûts de production de la céréaliculture. Que représentent, par tonne ou par quintal, les soutiens financiers en amont et en aval de la production ? Certainement une proportion non négligeable. Le but est d’arriver à réduire ces coûts sans impacter le niveau de production.
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Commentaires
Il ne savent plus distinguer la propagande de l'information. Si c'était de la propagande (il y a assez de journaux pour ça) ce genre d'article aurait toute sa place, il aurait même pu titrer : L'Algerie devient exportatrice de céréales..
Mais s'il s'agit d'information, de surcroit économique, elle ne doit pas souffrir d'approximations. Le journaliste 1er critique doit recouper l'information et s'il l'avait fait, il serait tombé sur une déclaration de ce même responsable faite il y a 3 mois disant que l'Agerie était structurellemen t déficitaire en blé tendre et resterait importatrice longtemps encore...
En faite, si le titre était "Malgré la recolte record de céréales et les affirmations de l'OAIC, L'Algerie importera toujours des céréales" ça aurait été different des autres journaux mais bauccoups plus proche de la réalité...
Domage qu'on entend des critiques pareils, passer de l'un des plus grand importateur de ble dans le monde a un exportateur, ne signifi rien, non seulement ca mais en trouve l'odace de critiquer ( allah ghaleb) oui en importe la farine et apres?!!! en importe encore le cafe et le sucre ec qu'on doit avoir honte ???
Les déclarations floues et triomphalistes du directeur de l'OAIC ne précisent pas que l'autosuffisance est seulement en orge et blé dur alors que malgré les productions record, il faut importer autant en blé tendre (farine)...