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| Commerce – Un Etablissement public pour gérer les marchés de gros |
![]() La gestion des marchés de gros par les privés est contestée par le gouvernement qui va créer un établissement public à cet effet. En toile de fond, une volonté de reprendre en main le contrôle du marché contre les « spéculateurs »
Le gouvernement est décidé de reprendre en main la gestion des marchés de gros. La décision a été prise, récemment, par le Conseil des participations de l’Etat (CPE). Le MIN ( Marché d’intérêt général), un Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), sera crée pour superviser ces marchés. Toujours dans le secteur commercial, un abattoir national et un marché du bétail devraient être créés à Djelfa. Le ministre du commerce, El Hachemi Djaaboub, a été particulièrement critique à l’égard de la gestion « anarchique » des marchés de gros. Ces marchés sont donnés, en général, en gérance par les Assemblées Populaires communales à des privés. La création de l’EPIC qui aura en charge ces marchés est censée réintroduire un meilleur respect des normes et des cahiers de charge. Selon M.Djaaboub, cette nouvelle entreprise aura pour mission de récupérer ces « marchés pour y assurer une gestion rigoureuse, transparente et viable ». Le ministre du commerce a d’ailleurs annoncé jeudi que des mesures allaient être prises pour mettre fin à la gestion « anarchique » des marchés de gros de fruits et légumes. Les directeurs du Commerce devraient se réunir prochainement pour décider des mesures à prendre. « Nous allons agir pour obliger les communes qui gèrent ces marchés à se mettre rapidement en conformité avec les cahiers de charges et les clauses du décret, publié l'année dernière, relatif à la mise à niveau des marchés des fruits et légumes", a déclaré M. Djaaboub à la presse en marge d'une séance de l'APN consacrée aux questions orales. Ces critiques à l’égard de la gestion des marchés par les APC et les privés interviennent dans un contexte où le gouvernement tente de se doter de moyen de réguler les prix sur le marché. Réduire le commerce informel Le dernier Conseil des ministres a approuvé un projet de révision de l'ordonnance relative à la concurrence et de la loi fixant les règles applicables aux pratiques commerciales. Les deux projets étendent les capacités d’intervention publique « pour fixer les marges et les prix de produits stratégiques, en cas de hausse injustifiée, de grave perturbation du marché, ou de calamité naturelle ». La révision de loi sur les pratiques commerciales vise à « élargir le contrôle public, aux activités des agents économiques des secteurs de l'agriculture, de la pêche et de l'importation de biens pour la revente en l'état » et « instaurer l'obligation pour les producteurs et pour les importateurs de biens et services destinés à la revente en l'état, de déclarer la composition de leurs prix, en vue de permettre la vérification des prix et marges pratiqués sur le marché, y compris au niveau des distributeurs et détaillants ». Elle soumet également les « agents économiques agricoles, actuellement non tenus à la facturation, à l'obligation de délivrer un document indiquant le prix de cession des produits vendus, de sorte à permettre le contrôle du respect des marges de distribution ». Le nouveau dispositif élargit l’éventail des pratiques illicites, aggrave les sanctions et donne aux agents de contrôle le pouvoir de retirer le registre de commerce pour une durée de 90 jours. La reprise en main des marchés de gros par l’Etat, à travers l’EPIC, devrait permettre, aux yeux des responsables du secteur, de réguler davantage le secteur commercial. C’est la tendance au retour de l’Etat pour répondre aux « flambées de prix ayant pour seule origine des manœuvres spéculatives », selon la formule du communiqué du Conseil des Ministres. Le président a demandé, selon le communiqué, une « accélération de la réalisation de marchés de distribution de gros et de détails pour assainir nos agglomérations et éliminer, sinon réduire, les activités commerciales informelles ». |
Commentaires
BRAVO BIDULE:
Toi au moins tu as vu juste( tout comme moi) Et tu a s contribué sans le savoir la donner le nom à cette future structure. Il reste au pouvoir de choisir entre ces enseignes qui sont fait la catastrophe du pays. OFLA ou CAPCS-. Allah yahafdek.
Chez nos voisins, les industries aéronautiques s'installent mais nous, on est plus forts, on est entrain d'inventer la machine à remonter le temps pour nous ramener dans les années 70....