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| Le crédit bonifié plafonné à 12 millions dinars, selon Djamel Bessa, président de l’Abef |
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Premiers éclairages sur l’application des crédits à taux bonifiés… Des déceptions attendent ceux qui y voyaient une opportunité. Loin des grandes villes, l’espoir est, peut-être, encore permis
Le crédit à taux bonifié pour le logement promotionnel collectif est plafonné à 12 millions de dinars, a révélé, Djamel Bessa, président de l’ABEF et PDG de la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP-Banque), qui était invité ce mardi par Radi Chaîne III. Le président de l’Abef (Association des banques et établissements financiers a indiqué que les modalités d’application du décret exécutif du 14 mars 2010 relatif au crédit immobilier à taux bonifiés de 1 % ou de 3 % viennent d’être fixées. Selon Djamel Bessa, ces modalités ont été décidées au cours d’une réunion tripartite entre des responsables des ministères de l’Habitat et des Finances et l’ABEF. Douze banques du réseau national publiques et privées mettront à la disposition de la clientèle le nouveau produit d’ici une semaine, a encore indiqué Djamel Bessa. Le président de l’ABEF a apporté des précisions qui cadrent et limitent le champ d’application des crédits à taux bonifiés. Ainsi, la mise en œuvre du décret sur les taux bonifiés ne sera pas rétroactive. « Ne sont concernés par ce crédit que le logement neuf ou l’auto-construction rurale. Les logements du marché secondaire ne sont pas concernés par cette bonification. ».
La direction générale du Trésor devra cependant trancher entre trois propositions – ou interprétations du décret – avancées lors de la discussion tripartite. La première suggère d’appliquer la mesure à partir du 1er janvier 2010, soit avec l’entrée en vigueur de la loi de finances 2010. Une seconde proposition préconise de l’appliquer pour le jour suivant la promulgation du décret, soit le 15 mars 2010. Une dernière proposition penche pour la date du dépôt des dossiers au niveau des guichets des banques. Par contre, en matière des prix des logements et du taux de référence applicable pour la détermination du taux de la bonification mise à la charge du trésor public, les choses sont déjà fixées.
Pour le PDG de CNEP-Banque, il «est évident que les mêmes conditions doivent être appliquées par l’ensemble des intervenants dans le marché » et il fallait par conséquent « coordonner les actions des douze banques intervenant sur le marché de l’immobilier ». Il reste à connaître l’offre de logements pour la réussite d’une opération dont les termes connus vont, déjà, susciter la déception d’une grande de la population exclue des aides de l’Etat. |
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