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| Investissements - Slim Othmani propose de la « créativité » autour du 49%-51% algérien |
Le Maroc a enregistré le 16 novembre dernier un accord d’implantation de Bombardier le 3e leader mondial de l’aéronautique. Pendant ce temps le gouvernement algérien songe à évaluer sa politique des investissements directs étrangers basculée depuis 2009 sous le régime du 49% pour la partie étrangère 51% pour la partie algérienne dans les filières de production et de service. Un régime univoque que propose Slim Othmani PDG de NCA Rouiba, d’aménager en un menu à la carte. Plus attractif. Pistes.
Les IDE, impératifs pour accélérer la courbe de croissance
Pour Slim Othmani la règle des trois tiers reprend les préoccupations de celle du 49-51 sans obérer l’attractivité du pays d’accueil. Les flux de capitaux sortants sont réduits, le développement du projet en Algérie est assuré, la diversification du portefeuille de l’investisseur étranger dans le pays est stimulée, le plus souvent au profit d’acteurs nationaux. Mais le menu à la carte que souhaite aménager le patron de NCA aux investisseurs étrangers intègre également une formule souple de minorité de blocage au profit du partenaire algérien. « Nous pourrions ajouter en effet une formule à 30% plus une voix pour la partie algérienne, selon les secteurs d’activité ». Curieusement, la part de 30% - au lieu de 51% - n’est prévue pour la partie algérienne dans les investissements étrangers, que dans la distribution. Cet « Ijtihad » de Slim Othmani débouche sur une carte à quatre lignes, 49-51 standard, 100% étranger mais règle des trois tiers, minorité de blocage algérienne à 30% + une voie, ou encore négociation stratégique directe sans carcan préalable, mais avec aval du CNI. Une chose est certaine, l’Algérie a besoin des IDE dans une échelle bien plus importante pour développer son marché intérieur et diversifier son offre de biens et de services.
Ne pas se figer dans une seule formule
« La pression exercée par la jeunesse à la recherche d'emplois nous impose un rythme de profonde réformes structurelles, à pas forcé, qui de facto nous conduisent sur le terrain de l'accélération de la courbe d'apprentissage ». Or cette dernière ne peut se réaliser compte tenu de contraintes propres à l'environnement algérien L’accélérateur de l’apprentissage ce sont les IDE qui l’apportent. Slim Othmani cite l’exemple de l’Indonésie qui a réussit sa conversion de l’après économie pétrolière en construisant un marché domestique fort tirer vers l’avant par les technologies amenées avec les investisseurs étrangers. « L’important n’est pas de prendre mes propositions ou d’autres. L’important est de ne pas rester figer dans une seule formule ». D’où l’importance d’une ingénierie créative pour attirer les IDE. Comme le Maroc a amené Bombardier dans la banlieue de Casablanca.
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Jeu, 24 Mai 2012 20:48
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