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| Jacob Zuma à Alger: De nouvelles perspectives dans les relations bilatérales ? |
![]() En comptant le nombre d’accords divers signés (six) que ce soit des programmes ou des mémorandums d’entente, les résultats de la visite de travail de 48h à Alger du président sud africain Jacob Zuma paraissent exceptionnels.
La ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, Mme Maite Nkoana Mashabane, a même parlé de « pas de géant ». Elle a en tous cas estimé que « ces accords hisseront les relations entre les deux pays au niveau du "leadership visionnaire" des présidents Abdelaziz Bouteflika et Jacob Zuma ». Avant de déboucher sur ces résultats qui clôturent les travaux de la 5e session de la Haute commission mixte algéro-sud-africaine, le président Zuma avait jugé que celle-ci "n'a pas fonctionné comme elle devait le faire par le passé". Fonctionnera-t-elle mieux à l’avenir ? La volonté politique affichée par les deux présidents et les projets communs dégagés devraient y contribuer. « La mise en place d'un cadre nouveau et renforcé de coopération bilatérale dans le domaine de l'énergie, notamment le nucléaire civil nous permettra d'ouvrir des perspectives de coopération importantes dans ce secteur où la complémentarité des potentialités respectives de nos deux pays permettra un puissant partenariat", a souligné dans ce contexte le ministre des Affaires Etrangères, M.Mourad Medelci. Le nucléaire civil, le pétrole Parmi les six accords et mémorandums d'entente signés, figure un accord sur les utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire entre l'Algérie et l'Afrique du Sud. Il élargit le champ de la coopération dans ce domaine du nucléaire civil, après les accords signés avec l’Argentine, la Chine, les Etats-Unis, la Russie et la France. Avec l’Argentine à Draria et avec la Chine à Aïn Oussera, l’Algérie, qui est signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), exploite deux réacteurs nucléaires expérimentaux. Les détails de l’accord conclu avec l’Afrique du Sud n’ont pas été précisés, tout comme par ailleurs les entretiens qu’ont eu des responsables sud africains avec le ministre délégué auprès du ministre la Défense nationale, M.Guenaïzia. D’autre part, Sonatrach et la firme sud-africaine Petro SA ont signé un mémorandum d’entente pour la coopération dans le domaine pétrolier. Un accord de coopération spatiale a également été signé. Les deux pays, ainsi que le Kenya et le Nigéria, précise l’agence de presse APS, travaillent sur un projet de constellation satellitaire destinée la gestion des ressources naturelles en Afrique. Parallèlement à cette visite présidentielle, un forum des hommes d'affaires des deux pays s'est tenu à Alger. Il en ressort notamment que les hommes d'affaires sud-africains sont intéressées par des secteurs de la pétrochimie, du bâtiment, des télécommunications et de la santé. De son coté, le ministre de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement, M. Hamid Temmar a affirmé que les entreprises et opérateurs sud-africains sont "disposés à participer à tous nos programmes de construction nationale" et que celles qui s'installeront en Algérie "bénéficieront des mêmes avantages accordés aux sociétés algériennes". Sur ce plan, il reste à savoir si la distance géographique, qui sépare les deux pays, ne sera pas dissuasive, comme cela semble avoir été le cas jusqu’à présent. |
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