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| BP compte investir 2,3 milliards de dollars en Algérie |
![]() Le groupe britannique poursuit une politique d’expansion de ses activités. Le développement de l’amont reste au cœur de sa stratégie en Algérie.
Premier investisseur étranger en Algérie, le groupe britannique Bp ne veut pas en rester là. « Il compte investir 2,3 milliards de dollars dans les travaux d’exploration en Algérie et dans les gisements de gaz d’In Salah et d’In Amenas afin de maintenir la production de ces champs à hauteur de 18 milliards de mètres cubes/an, leur capacité actuelle, pendant au moins 10 ans, » a indiqué Akli Brihi, Président de BP Algérie. En raison de la chute de la demande, ses ventes à l’étranger de gaz à partir de champs algériens se sont élevées à 17 milliards de cubes/an en 2009, contre 18 milliards de mètres cubes/an les années précédentes. Quantités correspondant aux engagements contractuels. BP aura investi 5 milliards de dollars en Algérie depuis décembre 1995 date situation du contrat pour le développement de In Salah. Ce montant a été injecté essentiellement dans les travaux d’amélioration du taux de récupération de pétrole du gisement de Rhourde Baguel et dans le développement des champs de gaz d’In Salah et d’In Amenas. Echec à Rhourde El Baguel Contrairement aux deux derniers champs, les résultats sur Rhourde El Baguel restent décevants. La compagnie américaine Arco avant d’être absorbée par BP aura investi 1,6 milliard de dollars dans des travaux d’injection de gaz miscible en vue d’améliorer le taux de récupération du pétrole des gisements. Pour une maigre « moisson. » Qu’on se rappelle, dans l’accord conclu avec Sonatrach, les deux partenaires devaient grâce à ces travaux porter la production de 25.000 barils/jour initialement à 75.000-100.000 barils/jour. Cet objectif n’a pas été atteint jusqu’à présent. « La production actuelle du gisement est d’environ 20.000 barils/jour de pétrole ». , a indiqué le même responsable. BP n’est pas la seule compagnie à connaître des déboires sur un gisement en Algérie. La firme chinoise Sinopec enregistre les mêmes difficultés sur le champ de pétrole de Zarzaitine. BP concentre ses efforts sur les gisements de gaz d’In Salah et d’In Amenas. Ces champs dont la capacité de production est de 9 milliards de mètres cubes/an chacun assurent un tiers des exportations de gaz de l’Algérie. « Ce sont deux gisements de taille mondiale », souligne Akli Brihi. A l’international, BP et Sonatrach sont partenaires dans un arrangement portant réservation de capacité de l’ordre de 5 milliards de mètres cubes/an de gaz dans le terminal d’Isle of Grain en Grande Bretagne. Ces quantités ne sont livrées par Sonatrach que lorsque les opportunités du marché le permettent. Initialement destinés au marché britannique, dont les besoins d’importation iront crescendo, les cargaisons peuvent être déviées si les prix sont plus rémunérateurs dans d’autres régions du monde. BP compte également une activité de distributions de lubrifiants en Algérie. Ses principaux concurrents sur le marché sont Naftal et Total. Prudence sur les énergies renouvelables BP veut, en outre, s’investir dans les énergies renouvelables en Algérie, mais reste prudent. Tant qu’une stratégie claire de développement des énergies renouvelables en Algérie n’a pas encore vu le jour. Le choix de centrales hybrides pour développer le solaire va à contre-courant de la spécialisation de BP. La compagnie britannique se focalise plutôt sur le développement de l’énergie solaire via la technologie des panneaux solaires. Elle ne désespère pas pour autant. Elle attend de meilleures opportunités pour se placer sur le marché algérien des énergies renouvelables. Enfin, BP se considère dans son association avec Sonatrach comme une société algérienne. Elle coopère avec la compagnie pétrolière nationale en vue de surmonter les difficultés liées au développement de l’industrie des hydrocarbures en Algérie. Elle reste la locomotive de l’expansion des relations économiques algéro britanniques. D’autres compagnies du Royaume Uni activant hors hydrocarbures ont imité son implication en Algérie : HSBC, GSK, UNILEVER…. d’autres encore étudient les opportunités d’affaires en Algérie. |
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