La coopération économique en l’Algérie et la France aurait pu se dire au beau fixe, si l’annonce d’un accord sur un grand investissement français emblématique avait pu se faire lors de la dernière visite de Monsieur Algérie à Alger. Il faudra faire sans. Mais des avancées existent sur l’ensemble des accords conclus lors du Forum de partenariat économique Algérie-France de mai 2011. Suffisant pour que Mohammed Benmeradi et Jean-Pierre Raffarin affichent un satisfecit, tout sourire, pour les résultats obtenus.
Les décisions prises en faveur de l’investissement et de l’entreprise en matière de foncier et de financement, en dépit d’un contexte international difficile, ont permis de qualifier ’’2011 de l’année de l’investissement et de la relance de l’entreprise algérienne. "L’Agence nationale du développement de l’investissement (Andi) considère 2011 comme l’année de l’investissement et de la relance de l’entreprise algérienne", a indiqué son directeur général Abdelkrim Mansouri.
Le compte à rebours a commencé pour le complexe ammoniac et urée d’Arzew réalisée dans le cadre la joint-venture Sorfert par le groupe égyptien Orascom Construction Industrie (OCI) et Sonatrach. L’usine devrait être fonctionnelle au début 2012. OCI qui vient de séparer les activités engrais et construction entend devenir, après le lancement, le numéro 3 mondial de l’engrais.
Les investissements directs français en Algérie affichent une relative ''bonne santé'' en 2010, et sont en constante évolution. Selon la mission économique de l'ambassade de France à Alger (Ubifrance), ces IDE français ont enregistré en 2010 une hausse de 26%. Sur les IDE français au Maghreb, 71% sont allés au Maroc, 15% en Algérie et 7% en Tunisie.
L’émirati Maximus Air Cargo va créer prochainement une base opérationnelle au Maroc qui servira de tremplin à la conquête des marchés au Maghreb, dans l’Afrique de l’Ouest et en Amérique Latine. Son Pdg, Fathi Hilal Buhazza explique à Maghreb Emergent – Le Quotidien d’Oran, la place du Maghreb dans la stratégie d’une compagnie qui entend être parmi les trois premiers mondiaux du fret aérien.
140 entreprises turques travaillent en Algérie. Le cumul de leurs investissements ne dépasse cependant pas 5 milliards de dinars – 50 millions d’euros. Cela est faible rapporté aux ambitions commerciales d’Ankara en Algérie, affichées lors de la première foire aux produits turcs organisée la semaine dernière à Alger. L’échelle de l’investissement turc en Algérie pourrait changer très vite avec le projet métallurgique de Tosyali. La réserve reste cependant de mise face au capharnaüm algérien.
Le Maroc a enregistré le 16 novembre dernier un accord d’implantation de Bombardier le 3e leader mondial de l’aéronautique. Pendant ce temps le gouvernement algérien songe à évaluer sa politique des investissements directs étrangers basculée depuis 2009 sous le régime du 49% pour la partie étrangère 51% pour la partie algérienne dans les filières de production et de service. Un régime univoque que propose Slim Othmani PDG de NCA Rouiba, d’aménager en un menu à la carte. Plus attractif. Pistes.
Le ministre de l’industrie de la PME et de la promotion des investissements, Mohamed Benmeradi a justifié ce jeudi au sénat à Alger, le choix d’un investisseur qatari plutôt que Cevital dans la construction d’un complexe sidérurgique à Bellara la zone industrielle proche du terminal portuaire de Djendjen. Issad Rebrab, le patron du premier groupe privé algérien appréciera.
La cimenterie d’Oum El Bouaghi sera finalement réalisée, avec prés de 5 ans de retard. La divergence avec le groupe Lafarge est réglée a annoncé, aujourd’hui au Sénat, le ministre algérien de l’Industrie, de la PME et de la promotion des investissements. Le cimentier français avait hérité, en 2008, d’un projet lancé en toute propriété par Orascom Cement. Alger a bloqué l’investissement pour le faire passer sous le régime du 51% algérien 49% étranger. L’installation des équipements de la nouvelle cimenterie devrait s’achever dans un délai de 16 mois.
Une fois de plus, le ministre algérien de l’industrie affirme que les discussions avec le constructeur automobile Renault «avancent bien ». La nouveauté apportée par Benmeradi, aujourd’hui au Sénat, est que la voiture Renault made in Algeria sera fabriquée « peut-être » à Bellara. Une évolution associée au port de Djendjen, sur le modèle marocain de Tanger Med, ou l'investissement de Renault occupe l'arrière pays du nouveau terminal portuaire.