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Vendredi, 25 Juillet 2014

  •   Nejma Rondeleux
  • mercredi 24 avril 2013 02:30

Algeria 2.0 : Le "libre" en exploration au carrefour des professionnels des TIC

Algeria 2.0Atmosphère studieuse au ''Libre Day'' (Ph. N. Rondeleux)

 

Opendata, openstreetmap, opensource, opensoftware, le concept du "libre" fait de plus en plus d'émules sur Internet DZ où les initiatives fleurissent sous l'impulsion d'une communauté engagée et active. Portrait des acteurs de ce mouvement rencontrés lors de la "Journée libre", au cyberparc de Sidi Abdallah, dans le cadre du Carrefour international des professionnels des TIC et d’Algeria 2.0, du 15 au 20 avril 2013.

 

Au premier rang de la salle de conférence, une brochette d'individus, ordinateurs sur les genoux et smartphones à la main, tapotent sur leurs claviers. Ce sont les intervenants du "Libre Day". Parmi eux figurent de véritables personnalités de la Toile tels que Nicolas Kayser-Bril et Alexis Kauffmann qui ont acquis leurs notoriétés grâce au succès de leurs projets reposant sur le "libre" et le "collaboratif". A l'image de Framasoft, "un réseau dédié à la promotion du "libre" en général et du logiciel libre en particulier", fondé en 2001 par Alexis Kauffmann. Fonctionnant grâce à une communauté de bénévoles, soutenue par une association d’intérêt général, Framsoft.net propose plusieurs logiciels libres, services libres et outils de libres cultures tels que framatube pour les vidéos et framalag pour les traductions. L'ancien professeur de mathématiques offre d'ailleurs une démonstration en direct au public en lançant au début de sa présentation une traduction, qui se déroule en temps réel sous les yeux ébahis de l'auditoire, malheureusement trop peu nombreux.

Autre outil libre d'accès (open source) introduit au "Libre Day" : datawrapper, un logiciel de visualisation de données chiffrées. "Le but est de permettre à tous de raconter des histoires à partir de chiffres", a expliqué Nicolas Kayser-Bril, cofondateur de Journalism++ et ex-membre du regretté Owni.fr, un média d'enquête et de data-journalism dédié aux cultures numériques, fermé depuis décembre 2012. Pour présenter datawrapper, Nicolas Kayser-Bril a choisi de parler du chômage en Algérie en utilisant les chiffres disponibles sur le site de l'Office nationale des statistiques d’Algérie (ONS). Problème : "Le site de l'ONS ne dispose d'aucun fichier ouvert type .csv et les séries sont souvent incomplètes ce qui rend leur exploitation difficile", a-t-il révélé. Malgré tout, il a réussi à créer un graphique qui montre que le chômage baisse en général en Algérie sauf pour les femmes. "Il reste ensuite au journaliste à expliquer pourquoi", a-t-il ajouté.

Des réalisations algériennes malgré la complexité du contexte

Les Algérien(ne)s ne sont pas en reste dans le mouvement du libre. Eux aussi y participent, avec les moyens dont ils disposent, certes, mais en allant de l'avant. C'est ainsi que le premier site algérien d'opendatadz (données ouvertes), a vu le jour le 10 avril dernier, grâce à la motivation d'un petit groupe d'internautes tenaces et déterminés. "Ce blog est le prolongement de la page Facebook "OpenData DZ" rassemblant environ 260 personnes, qui est elle-même issue de mon travail de recherche sur l'opendata en Algérie, réalisé dans le cadre de ma licence en informatique à l'USTHB d'Alger", explique Meriem Bouakkaz à l'heure du déjeuner, son seul moment de disponibilité. Car depuis le début de la matinée, la jeune fille, en bonne organisatrice de l'événement Algeria 2.0, ne cesse de courir. "Dans un premier temps opendatadz va servir d'outil de sensibilisation", détaille Abderrahmane Benlamara, rédacteur en chef du blog, enseignant de mathématiques. « On publie des articles sur qu'est-ce que l'opendata, on donne des exemples concrets et on organise des rencontres pour parler de ce concept. La pratique, à savoir la publication de données, viendra plus tard », poursuit cet ingénieur en recherche opérationnelle âgé de 26 ans.

Les Algérien(ne)s contribuent aussi au développement de projets à dimension internationale créés à l'étranger, tel qu'OpenStreetMap. Ce site de cartographie collaborative, né en 2004 à l'initiative de Steve Coast, met à disposition des internautes des outils simples d'utilisation pour cartographier des routes inexistantes. Et l'idée fonctionne. "La carte d'Alger et de sa région est plus riche et plus fournie sur OpenStreetMap que sur Googlemap", assure Gael Musquet, président de OpenStreetMap France, lors de son intervention. "Plus de 109 internautes algériens ont participé à la cartographie d'Alger et un contributeur algérien a cartographié plus de 10.000 routes en deux ans", détaille le jeune homme originaire de Guadeloupe "une petite île où les difficultés et les contraintes sont aussi grandes qu'en Algérie, croyez-moi !", témoigne-t-il. Malgré tout, les choses avancent. "La route est longue mais la voie est libre", affiche sur son site Framasoft. Une devise dont la communauté d'internautes en Algérie semble avoir fait sienne à son tour !

 

 


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