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Jeudi, 19 Octobre 2017

  •   Abed Charef
  • dimanche 18 juin 2017 16:09

Houda Feraoun opère un revirement total et abandonne le m-paiement (vidéo)

La ministre des nouvelles technologies de la communication et de l’économie numérique a opéré un virage à 180 degrés à propos du m-paiement, dont elle était jusque-là une partisane déclarée.

 

Mme Imène Houda Feraoun change de cap et accable le m-paiement. Alors qu’elle laissait entendre, il y a à peine un an, que le paiement par mobile pourrait constituer une alternative au e-paiement qui peine à se développer, la ministre des Technologies de l’information, de la communication et de l’économie numérique a fait un virage à 180 degrés sur la question, évoquant pêle-mêle le danger de l’informel et une menace contre l’économie nationale.

Selon Mme Feraoun, qui s’exprimait lors de l’émission  « L’invité de la rédaction» de Souhila Hachemi, sur la chaine 3 de la radio, ce modèle, qui vise à « permettre aux opérateurs (de téléphonie mobile) de presque se transformer en banques pour échanger de la monnaie virtuelle »,  a « déjà démontré que c’est la faillite des systèmes financiers ».

A partir de la minute 25 :25

Affirmant que « le marché parallèle a épuisé notre économie », Mme Feraoun a estimé que « si on crée un autre marché informel virtuel, ça va être terrible ». « On ne souhaite pas créer un marché parallèle virtuel, ça va jeter un nouveau coup de froid sur notre économie », a-t-elle ajouté.

Un impact « terrible »

Mme Feraoun s’est acharné contre le m-paiement, le présentant comme une menace dont l’impact serait « terrible », et comme un système destiné à faciliter le « blanchiment d’argent ». Critiquant « le paiement anarchique qui s’est développé dans certains pays », elle a affirmé que l’Algérie « ne va pas mettre les consommateurs sur un modèle de paiement qui va ruiner l’économie nationale ».

S’exprimant sur un ton très ferme, mettant en avant le côté sécuritaire, elle a ajouté : « on ne peut pas tolérer que les gens s’habituent à transformer leur argent en monnaie virtuelle alors qu’on n’a pas les moyens de sécuriser ». « On ne peut tolérer qu’il y ait des transactions mobiles qui vont proliférer alors qu’on n’a aucun moyen de les tracer », a-t-elle dit.

Selon elle, « les réseaux de blanchiment s’appuient sur tout e qui est transaction financière non traçable ». Entretenant une certaine confusion, elle évoqué les bictoins, que les Etats-Unis et l’Europe ont interdit, pour affirmer qu’il « n’y a personne au monde aujourd’hui qui puisse tracer les échanges financiers en ligne lorsqu’il s’agit d’un opérateur de télécommunications qui permet l’échange de monnaie virtuelle ».

La préférence de Mme Feraoun va vers « un autre modèle », comme le développement d’applications pour le paiement par smartphones. Il s’agit de « portefeuilles dédiés, liés à un service particulier ».

Retour à l’ancien discours

Il y a un an, invitée la même émission, Mme Feraoun tenait un discours totalement différent. Elle affirmait alors que le recours au m-paiement relevait d’une « tendance mondiale » et que cette formule pourrait « remplacer le paiement électronique ». Elle en chantait alors les avantages : c’est une formule qui « ne demande pas d'investissements colossaux », elle représente une « phase technologique plus développée », et l’Algérie, où on compte près de dix fois plus de mobiles que de cartes bancaires, serait un terrain favorable. Elle en tirait alors une conclusion : «au lieu de s'éterniser dans le paiement électronique, il serait temps pour l'Algérie d'apprendre à faire un saut technologique».

Pourquoi ce revirement ?

Un spécialiste des TIC estime que le revirement de Mme Feraoun s’explique par trois facteurs. Il cite le souci qu’elle avait, il y a un an, de trouver une alternative après l’échec du du e-paiement, qui accuse toujours un immense retard.

Il évoque ensuite le risque de voir les banques algériennes, déjà en difficulté, laisser des plumes si de opérateurs de téléphonie mobile, beaucoup plus dynamiques, étaient autorisés à exercer une activité bancaire. Dans le nouveau gouvernement de Mme Abdelmadjid Tebboune, Mme Feraoun a aussi la charge de l’économie numérique.

Enfin, ce spécialiste estime « probable » une intervention des services de sécurité, qui ne s’estiment pas encore aptes à maitriser un domaine très complexe. Le poids des services de sécurité reste prédominant dans ce genre de décisions. Leur aval est indispensable, particulièrement dans le secteur des TIC.


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6 Commentaires

  • Il ya plein de fautes dans votre article !! Par ex Bitcoin et pas bictoin

    Rapporter Moicc lundi 24 juillet 2017 18:58
  • une conclusion: elle est belle mais con.

    Rapporter Moh mardi 20 juin 2017 02:25
  • Il parait que Mme Feraoun navigue dans le noir absolu. L'improvisation et la folie des grandeurs feront très mal à l'Algérie. Elle est en train de faire perdre à l'Algérie un temps fou!! Hélas!! Elle est avec ceux qui ont pignon sur rue!!! Ils pillent le pays à leur guise!!

    Rapporter Shogun lundi 19 juin 2017 00:31
  • je cite :"comme un système destiné à faciliter le « blanchiment d’argent »".
    Question à 2 dinars: Quand le gouvernement a lancé son emprunt obligataire et qu'il ne demandait pas l'origine des fonds investis, comment appelle t'on ça quand cet argent n'est pas licite ? Réponse: Blanchiment d'argent.
    Vous avez gagné 2 dinars.
    Dans ce pays, ce qui est le plus frustrant, c'est que des fois on a l'impression qu'on se fout de ta gueule mais que tu n'as aucun moyen de réagir.

    Rapporter pixies dimanche 18 juin 2017 22:37
  • Quand on met des apprentis, c'est le résultat que l'on peut attendre. Des paroles, toujours des paroles pour montrer qu'on existe et la stratégie change selon la force du vent. De plus, les barons de l'informel et de la corruption ont intérêt à ce que l'on navigue en eaux troubles afin que le traçabilité ne puisse se faire. Ainsi va l'Algérie, un pays à l'image de son Président.

    Rapporter Mouloud Benacef dimanche 18 juin 2017 18:12
  • Là il y'a une confusion mentale. Assimiler le m-payement qui lui se fait en dinars Algériens au bitcoin qui n'est pas une monnaie réelle mais virtuelle est une erreur et d'ailleurs, qui a interdit le bitcoin en USA et en Europe ?

    Mais Mme Feraoun a raison sur un point. Quand on se traine comme un boulet dans le numérique et qu'on devrait être le dernier pays dans le monde avec la Corée du nord où il n'y a pratiquement pas de e-payement, qu'est ce que le m-payement aurait apporté ?

    J'ai une suggestion pout M Feraoun. Et si elle développait simplement l'internet en Algérie ? cela éviterait par exemple d'avoir 512 K que j'ai actuellement quand on a payé 2 Mégas ....

    Rapporter Truc dimanche 18 juin 2017 17:57
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