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| Le piratage informatique au Maghreb n’est pas encore « alarmant » |
![]() Le piratage informatique au Maghreb couterait 100 millions dollars par an aux fabricants de logiciels. Le marché reste attrayant alors que la lutte peine à s’organiser. Les fabricants ne versent pas dans l’alarmisme.
Au Maghreb, le piratage informatique fait feu de tout bois. Normal ! Les logiciels d’origine coûtent cher, et, surtout, ne sont pas disponibles sur le marché local. Seule solution pour les consommateurs maghrébins, les produits piratés, téléchargés à partir du Web ou achetés dans les Souks. La proportion est cependant inquiétante, mais pas ‘’alarmante’’ pour les fabricants, notamment Microsoft, Kaspersky et tous les autres constructeurs. ‘’Le marché maghrébin, et même arabe et africain est en friche, le développement des nouvelles technologiques de la communication n’est pas encore au niveau de celui que l’on connaît aux Etats-Unis, en Europe ou dans les pays asiatiques’’, estime un expert. ‘’Pour le moment, les grands fabricants de logiciels, ou de systèmes d’exploitation observent, mais n’ont pas encore décidé d’une stratégie de lutte contre la piraterie informatique, car sur 10 produits piratés, il y quand même au moins trois à quatre qui sont achetés, généralement par des clients institutionnels au Maghreb’’, relève t-il. Au Maroc, il y a une timide tentative de lutte contre les logiciels piratés, mais la campagne est surtout menée contre la duplication de films en DVD, sur injonction de l’office marocain des droits d’auteurs, et des protestations de propriétaires de salles de cinéma. Pour autant, à ‘’Derb Ghellaf’’, à Casablanca ou à ‘’Bab El Had’’, dans la vieille Médina de Rabat, le piratage informatique est devenu le gagne pain de milliers de familles. Selon Business Software Alliance (BSA), le piratage informatique au Maroc est cependant en train de régresser. Pas en Algérie où la proportion actuellement est de 84%, toujours selon BSA. En Tunisie, ce taux est actuellement de 79%. Selon une étude d’IDC-BSA, le taux de piratage des logiciels en Tunisie était en 2008 de 73 %, soit un net recul de 21 points depuis 2004. Ce taux a représenté une perte directe de 48 millions de dollars, contre 38 millions de dollars quatre ans plus tôt. En 2010, le coût du piratage informatique en Tunisie est de plus de 66 millions de dollars et plus de 7 millions de dollars de recettes fiscales supplémentaires pour les administrations locales. Globalement, les pertes des fabricants de logiciels sont estimées à plus de 100 millions de dollars par an au Maghreb. Dans le monde arabe, ce montant est de plus de 50 milliards de dollars, selon la Ligue arabe. |
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