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Lundi, 18 Décembre 2017

  •   Akram Belkaïd (Paris)
  • vendredi 16 juin 2017 10:08

Pourquoi l’Euro est fort et le dollar faible [Le BLOG ECO]

 

A la fin de l’année 2016, une prévision faisait consensus sur le marché des changes. Dans les semaines qui devaient suivre, l’euro et le dollar seraient à parité parfaite (1 pour 1) et l’on pensait même que la monnaie unique s’engagerait dans un cycle baissier des plus incertains voire des plus inquiétants. Six mois plus tard, il n’en a rien été.

 L’euro est orienté à la hausse et le dollar baisse après un fort élan ascendant. Alors que la parité actuelle est de 1 euro pour 1,12 dollar, des analystes agitent désormais un niveau d’échange plus que symbolique de 1 euro pour 1,25 dollar. Comment expliquer un tel retournement de tendance ?

 

Trump et populisme

 

Pour comprendre cette évolution, il faut se souvenir que les marchés se nourrissent souvent d’anticipations fussent-elles contradictoires. D’un côté, la perspective d’une politique monétaire restrictive de la Réserve fédérale poussait le dollar à la hausse.

 En effet, quand les taux courts augmentent, cela rend la monnaie attractive pour les investisseurs, ce qui débouche sur son appréciation. De plus, l’économie américaine paraissant alors plus dynamique que son homologue européenne, les marchés ont assisté à une hausse sensible du billet vert, d’où l’émergence de l’idée d’une prochaine parité parfaite. Et c’était d’autant plus vrai que l’Europe incitait à la prudence ou au pessimisme avec le Brexit et la montée des populismes, y compris en France.

 Le temps a passé et d’autres facteurs ont incité le marché à changer d’avis. Il y a le fait que les projets de grands travaux d’infrastructures voulus par le président Trump risquent d’aggraver des déficits qui sont repartis à la hausse alors que la précédente administration les avait diminués de moitié (12% à 6% du Produit intérieur brut sous Obama).

 De quoi stopper la progression du dollar et d’inverser la tendance. De même, l’élection présidentielle française a convaincu plusieurs opérateurs que les risques politiques en Europe ont diminués et que l’euro n’est plus menacé. Ce dernier pourrait même être «la » grande vedette des marchés en 2017. Mais rien n’est encore joué.

En attendant une crise

 Les autorités européennes, de même que le Japon, voient d’un mauvais œil la baisse du billet vert. Cela sape la compétitivité de leurs exportateurs tandis que les entreprises de la zone dollar sont avantagées. La Banque centrale européenne (BCE) a indiqué qu’elle continuera à injecter des liquidités, au moins jusqu’à la mi-2018, ce qui signifie des facteurs baissiers pour l’euro.

 De son côté, Donald Trump n’a pas renoncé à imposer aux entreprises américaines de rapatrier une partie de leurs trésoreries à l’étranger. Cela pourrait se traduire par un afflux de plusieurs centaines, voire des milliers, de milliards de dollars vers les Etats-Unis. Mécaniquement, cela engendrera une hausse de la devise américaine. Les marchés étant le plus souvent un équilibre entre tendances contraires, chacun s’accorde aujourd’hui pour dire que la parité la plus probable pour les prochains mois sera de 1 euro pour 1,15 dollar.

  A moins qu’une grave crise ne survienne cet été, côté américain, les prémisses d’un long feuilleton judiciaire où Donald Trump serait le principal protagoniste se dessinent. Relations avec la Russie, conditions du limogeage du patron du FBI et conflits d’intérêts sont à la source de mises en accusations en cours ou prévisibles. Cela aura un impact sur la valeur du dollar qui pourrait alors plonger. A l’inverse, la crise grecque qui peut à tout moment rebondir peut pénaliser l’euro. Quoiqu’il en soit, on n’a pas fini de reparler de la parité euro-dollar.


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2 Commentaires

  • Réduire l'évolution de la parité $/€ aux affaires de D. Trump et/ou encore à la crise grecque est un court chemin qui élague volontairement ou par méconnaissance les mécanismes qui font qu'un devise soit ou non appréciée ou dépréciée par les marchés financiers.

    En effet, les déficits globaux des occidentaux en général et des USA en particulier sont autrement plus dangereux pas seulement pour leurs devises mais bien plus, pour l'économie mondiale.

    Depuis 1975 les USA dominent avec leurs déficits financés par le reste du monde.

    Tous les voyants sont rouge flamboyant sur tous les plans.

    Qu'il s'agisse du budget fédéral, de la balance commerciale ou encore des entreprises et autres étudiants, ils ont crevé les plafonds jugés jusque là raisonnables.

    Il suffit de voir en temps réel le site si joint pour voir la gravité de la situation des USA en particulier.

    http://www.usdebtclock.org/

    L'on voit bien que les déficits sont monstrueux et c'est cela qui va ou mettra le feu aux poudres en faisant déclarer les USA insolvables.

    A ce moment là, pas si lointain que cela, le $ ne vaudra même pas le prix de l'encre avec lequel il est imprimé.

    Et si on veut connaître l'évolution de la monnaie en général, il faut la comparer à l'or. Il apparait alors que toutes les monnaies ont été dévaluées par rapport à l'or et ce n'est que subterfuge que de dire que le $ est plus fort que ou moins fort que.

    Et ce n'est pas Tendron le prétendu économiste chroniqueur qui aurait pu nous faire prendre des vessies pour des lanternes, ni même Truc qui d'une légèreté déconcertante nous enfume avec un commentaire de crétin sur des choses trop sérieuses pour le monde.

    Rapporter Vangelis vendredi 16 juin 2017 18:35
  • "..chacun s’accorde aujourd’hui pour dire que la parité la plus probable pour les prochains mois sera de 1 euro pour 1,15 dollar.."

    Ce sont les mêmes qui prédisaient la parité il y'a 6 mois ou d'autres ? Sérieusement, l'article cite autant de bonnes raisons pour que le dollar monte ou descende avec les mêmes probabilités...

    L'auteur de l'article devrait prendre graine d'un célèbre commentateur boursier des années 80 (je crois que c'est René Tendron) qui disait :" Le Dollar va monter parce que cela et cela (a peu pré les mêmes raisons qu'aujourd'hui), à moins bien sûr que ce soit le contraire....."

    Rapporter Truc vendredi 16 juin 2017 13:51
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