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| Algérie – Le gouvernement conforté par les chiffres du commerce extérieur |
Importations en baisse, exportations en hausse. Le tableau du commerce extérieur du commerce au cours des sept premiers mois de l’année conforte le choix du « patriotisme économique » du gouvernement. La LFC 2010 maintiendra l’essentiel des mesures mises en œuvre en 2009 pour brider les importations et réduire les transferts de capitaux.
32,630 milliards de dollars. Tel est le chiffre des exportations de l’Algérie au cours des sept premiers mois de l’année 2010. La hausse est de 41,51% par rapport à la même période de 2009 où les exportations avaient atteint 23,223 milliards de dollars. Sans surprise, les exportations sont pratiquement limitées aux hydrocarbures qui représentent 96,65% pour un montant de 31,538 milliards de dollars. La part des exportations hors hydrocarbures s’établit ainsi à 1,092 milliards de dollars. Cela constitue un « petit progrès » sans que cela ne réduise la part, hégémonique, des hydrocarbures dans l’économie algérienne. L’évolution la plus importante dans le domaine des exportations a concerne le groupe demi-produits qui a fait un bon de 142% pour s’établir à 805 millions de dollars contre 332 millions de dollars. Ce groupe représente 2,47% de la valeur globale des exportations. Des progrès sont également notés pour l’exportation des biens alimentaires qui passent de 82 millions de dollars à 147 millions de dollars (0,45% du volume global). Le groupe des produits bruts (0,33% du volume global) a connu une progression limitée, passant de 103 millions de dollars à 109 millions de dollars. A l’opposé, l’exportation des biens d’équipements industriels et biens de consommation non alimentaires accusent des baisses sensibles. L’exportation des équipements industriels a reculé de 44,4% pour s’établir à 15 millions de dollars contre 27 millions de dollars. Les exportations de biens Les exportations de biens non alimentaires n’ont été que de 16 millions de dollars contre 28 millions de dollars durant les sept premiers mois de 2009. Petite accalmie sur le « front des importations »
Sur le « front des importations », le gouvernement algérien qui a engagé depuis la mi-juillet 2009, une série de mesures (LFC 2010) destinées à brider les importations, peut se satisfaire d’une baisse de 5,1%. Les importations ont en effet atteint 22,983 milliards de dollars, contre 24,195 milliards de dollars. La balance commerciale qui était déficitaire de 971 millions de dollars en 2009 est déjà excédentaire de 9,674 milliards de dollars au cours des sept premiers mois de 2010. La baisse des importations a essentiellement concernés les biens alimentaires (- 9,01%) et les demi-produits (-3,14%). Les importations de biens d’équipements industriels sont dominantes et représente 41,62% du volume global (9,556 milliards de dollars), suivis du groupe demi-produits (5,893 milliards de dollars), des biens alimentaires (3,465 milliards de dollars), des biens de consommation non alimentaires (2,732 milliards de dollars), des produits bruts (787 millions de dollars), des produits énergétiques et lubrifiants (351 millions de dollars) et des équipements agricoles (190 millions de dollars). En juillet, les exportations ont atteint 4,417 milliards de dollars, alors que les importations s'élevaient à 2,986 milliards de dollars. Cap maintenu
Les chiffres du CNIS (Centre national de l'informatique et des statistiques des Douanes algériennes) sont de nature à conforter le gouvernement qui n’entend pas remettre en question le Credoc dans la loi de finances complémentaires (LFC 2010), déjà prête et qui pourrait être soumise au Conseil des ministres durant les prochains jours. La LFC 2010, selon des sources aux finances, continuera à essayer de brider les importations et accordera des avantages pour la production. Le Credoc, en dépit des critiques qui ne se limitent pas au secteur privé, reste maintenu. L’on estime que les entreprises de production ont les moyens de s’adapter. Il est prévu cependant d’accroitre les sommes pouvant être mobilisées en transferts pour les dépenses d’importations urgentes. Actuellement, le dispositif le permet à hauteur de 150.000
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Commentaires
Je suis tout à fait d'accord avec la politique actuelle du GVNT au sujet du patriotisme économique qui a abouti à l'excedent de la balance commerciale; maintenant, il faut réflichir et travailler dur pour augmenter les exportations hors-hydrocarbures et sortir un temps soit peu de cette dépendance énergitique ; on peut relever le dé&fi à condition de soutenir les entrepreneurs et leur faire confiance. Allez chiche, pour 2011, 1.5 MSD $ d'export hors hydrocarbures. YES WE CAN
(la citation originale de Gramsci -que je ne connaissais pas- dit que "..le nouveau hésitait à naître", nuance que je trouve plus interessante...)
Au lieu de relever les défis de la mondialisation le gouvernement a choisi de fermer les frontières et jeter l'argent du pétrole en subventionnant des canards boiteux...
Même le plus imbécile des étudiants en economie sait que ce systeme à la sovietique, l'incompétence et la rapine en plus, ne marche pas. Mais qu'attendre des hommes du passé, que des solutions du passé.....