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| Algérie - Le temps joue contre le top management de Sonatrach |
La mise en cause d’une dizaine de hauts responsables de Sonatrach dans une affaire de passation irrégulière de marchés en janvier 2010 continue de paralyser la compagnie pétrolière. Aucun partenariat n’a été conclu depuis six mois. Sans précédent.
Le premier semestre 2010 aura été l’épisode le plus désastreux de l’histoire de la compagnie pétrolière nationale. Qu’on se rappelle, début janvier, son PDG, Mohamed Meziane est mis en cause dans une affaire de passation irrégulière de marchés et deux vice-présidents sont incarcérés pour les mêmes motifs. Une situation sans précédent. En fait, cette affaire qui est toujours en instruction a paralysé la compagnie pétrolière nationale pendant plus d’un semestre. Or, six mois, c’est beaucoup pour une compagnie pétrolière internationale, lance Mourad Preure , spécialiste algérien des questions pétrolières et gazières. En effet, six mois après, aucun accord de partenariat n’est conclu. Alors qu’il ne se passait pas un mois au cours des dernières années sans qu’un arrangement majeur ne soit signé. Par exemple, l’attribution des projets de réhabilitation de la raffinerie d’Alger et de réalisation de la raffinerie de Tiaret a été reportée. Ces retards risquent d’avoir un impact sur le programme d’extension des capacités de raffinage, un objectif de 50 millions de tonnes/an à atteindre en 2015. Les importations d’essences pourraient devenir plus importantes à moyen terme. Pas d’attribution de permis de recherche en 2010 L’appel d’offres en matière d’exploration a été également reporté. Il devait être lancé en juin. Du coup, l’attribution des permis ne devrait intervenir qu’en 2011. Les compagnies pétrolières étrangères à l’affut devront prendre leur mal en patience. C’est l’effet du changement à la tête du secteur. Youcef Yousfi , le nouveau ministre de l’énergie s’est attelé au cours de ces derniers mois à un examen des dossiers lourds légués par son prédécesseur. Prélude à une redéfinition de la stratégie énergétique du pays ? D es changements sont en tout cas attendus par les cadres du secteur : une politique plus rationnelle de conservation des réserves tenant compte de la croissance des besoins domestiques en énergie, une politique beaucoup plus ambitieuse d’économie d’énergies et de développement des énergies renouvelables. Par ailleurs, cette pause retarde l’intensification des travaux d’exploration, sans lesquels l’Algérie est certaine de ne pas pouvoir réaliser son objectif d’exportation de l’ère Chekib Khelil, à savoir 85 milliards de milliards de mètres cubes de gaz par an. Sans un arbitrage dans les grands projets industriels énergivores, notamment pétrochimiques, la réalisation du gazoduc Galsi reliant l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne est compromise. Les quantités de gaz algérien pour alimenter « ce tuyau », considéré comme stratégique dans l’approvisionnement en gaz de l’Europe, seraient indisponibles. Un manque à gagner dans ce scénario de 2 milliards de dollars/an. « Sonatrach doit construire des alliances » Ce temps gaspillé aura servi néanmoins à un changement à 360 degrés du top management de Sonatrach. Tous les relais de Khelil, l’ex-ministre de l’énergie, à Sonatrach ont été remplacés. Le régionalisme n’est plus un critère de nomination des hauts dirigeants de la compagnie. Les managers parachutés du Ministère de l’énergie ne font plus partie de l’équipe dirigeante. Ce virage effectué, on s’attend à une redynamisation du partenariat, un développement plus rapide de Sonatrach à l’international et la consolidation de ses parts de marché en matière d’exportations de gaz. Une course contre le temps, car la position de Sonatrach comme principal fournisseur de l’Europe en gaz est menacée notamment par les compagnies du Qatar qui envisagent d’inonder le marché européen en gaz naturel liquéfié dès 2011. « Sonatrach a besoin d’un véritable processus de modernisation qui la portera aux standards internationaux de management et d’organisation des autres compagnies pétrolières dans le monde. Il faut aussi qu’elle vise au mieux l’avantage concurrentiel de son portefeuille d’activités avec un bon équilibre entre des activités matures et des activités émergentes, des activités créatrices de cash et des activités à risque …. Elle ne doit pas hésiter à construire des alliances qui la renforcent sur ses métiers mais aussi qui lui permettent d’accéder aux énergies de demain et aux théâtres d’opération où se jouent les enjeux de demain (Asie Moyen Orient , Golfe de Guinée et du Mexique , gaz non conventionnels ,etc.) , observe Mourad Preure , le même spécialiste. Tout un programme pour une gouvernance nouvelle qui sera jaugée à l’épreuve de tels défis. Mais le temps ne joue t-il pas déjà contre l’actuel top management de Sonatrach ? |
Commentaires
Pour redynamiser la SONATRACH (SH), tout le monde doit y mettre du sien ; le nouveau top management de la SH doit envoyer des messages sérieux envers les travailleurs de SH et les cadres qui ne demandent qu'à se remettre au travail mais dans un climat de confiance et de transparence; les gens de SH VEULENT LA FIN DES NOMINATIONS PAR COPINAGE, TRIBALISME ET SELON LE DEGRE DE SERVITUDE ET DOCILITE.Je lance un appel solonnel au Ministre de l'Energie et au PDG de SH pour leur demander de faire confiance aux cadres et aux travailleurs, de libérer les energies et de donner la chance à chacun car au jour d'aujourd'hui à la SH, il ya beaucoup de jeunes cadres larginalisés pour quelle raison?.... pour leur compétence,prop reté,abdnégatio n et amour dela patrie et de leur compagnie. Professionnelle ment votre.
Que veut dire ''.. bon equilibre entre activités matures et activités emergentes etc..'' il ne peut pas etre plus explicite sur les projets que SH doit faire et surtout ceux qu'elle doit abandonner ?
De plus si les alliances peuvent difficilement etre capitalistiques , SH n'a pas de savoir-faire particulier à apporter alors en quoi les compagnies etrangeres ont-elles interet à s'allier avec SH?