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| Nassim Kerdjoudj, "Le FCE, une grande entreprise avec le budget et la gouvernance d'une PME" |
Nassim Kerdjoudj est le challenger paradoxal dans les élections à la présidence du FCE. Vice-président proche de Réda Hamiani, issu d'une expérience ANSEJ, dont il se dit fier, il représente dans le même temps le profil le plus branché mondialisation, avec son expérience à l'international notamment chez IBM. Il affirme ici ses convictions. Notamment sur le climat des investissements altéré par la règle de 51-49.
Vous êtes vice-président du FCE depuis deux ans et candidat à sa présidence en même temps que votre président Réda Hamiani. En quoi vous vous distinguez si on excepte le fait que vous êtes plus jeune ?
Après une carrière internationale (IBM et Microsoft) dans le secteur des TIC, j’ai crée mon entreprise il y a sept ans dans le cadre de l’ANSEJ en démarrant en EURL au capital d’un million de dinars. Aujourd’hui Net-Skills est une SPA au capital de 100 millions de DA, 100% algérien. J’ai développé mon entreprise à partir d’un dispositif de soutien à l’investissement duquel je suis fier et auquel je revendique l'appartenance comme beaucoup de jeunes de notre pays. Pour beaucoup d’entre nous ce modèle a permis de créer de la valeur et des emplois, dans des secteurs encore nouveaux. Le développement des Telecom a tiré ce secteur par le haut mais il est encore très loin de ce qu’il doit être. Le développement de ma société se fait dans le cadre d’une vision à long terme. La transformation en SPA obéit à une logique de gouvernance et d’ambition que je qualifierai de standard. Avoir un Conseil d’Administration oblige à davantage de rigueur, de transparence et de collégialité dans les décisions. C’est un excellent exercice. Le FCE a le budget de fonctionnement d’une PME avec des enjeux de grande entreprise. L’expérience que j’ai acquise dans ses organes de direction me permet de mieux appréhender les ajustements à y apporter en termes de gouvernance et d’organisation. L’utilisation plus grande des TIC dans les échanges et l’information avec nos membres, la mise en place de plate-forme statistiques et le recueil des contributions pour mieux porter la voix de tous sera, bien sûr un de mes chantiers. Pour le reste nous vivons une période de changements où il est difficile de savoir si le contexte d’hier sera celui de demain. Il est déjà arrivé que des patronats européens soutiennent la candidature d’un Président cela n’est pas un cas algérien. Il y a un règlement et des statuts qui prévoient que les décisions qui engagent l’association relèvent exclusivement de l’AG. J’en ferai ma ligne de conduite en tant que Président du FCE.
L’Algérie ne peut construire une économie autarcique. L‘économie mondialisée à laquelle nous faisons face aujourd’hui obéit à des codes et un rythme de changement nouveaux. Force est de constater que notre génération est plus familière de ces codes entre autres celui simple de la maitrise de l’anglais. Des mesures de bon sens, à un instant donné, lorsqu’elles sont bien préparées et accompagnées, sont favorables à l’économie nationale. Elles peuvent constituer un mauvais signal lorsqu'elles sont perçues comme un virage à 180 degrés compte-tenu de l’ouverture excessive de notre code des investissements par le passé. Nous avons, durant presque vingt ans, eu un code des investissements pratiquement stable et inchangé. Contrairement à ce que l’on pense, sa modification a déstabilisé le climat des investissements. Les chiffres le montrent. Même s'il ne faut pas occulter l’effet conjoncturel de la crise et l’attractivité principalement concentrée sur la dépense publique. Nous possédons à l’étranger une communauté importante et très qualifiée dans différents secteurs qui peut nous amener concrètement du savoir faire et de l’investissement. C’est une des missions que je souhaite continuer à mener, sous des formes plus opérationnelles et mieux ordonnées.
Pour ce qui est d’Orascom Telecom Algérie, la pierre d’achoppement est une transaction financière entre l’Etat et le propriétaire. De ce point de vue, il leur appartient de poursuivre leur négociation. Djezzy est une entreprise dont l’effectif est à 99% constitué d’algériens formés compétents et motivés. Ils peuvent continuer à tirer le secteur vers le haut grâce à leurs talents. En tant que chef d’entreprise, je souhaite que ce capital humain continue à se développer et à porter ces fruits, et qu'on évite la dispersion de ce capital humain pour qu’il continue à générer de la valeur.
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Jeu, 24 Mai 2012 20:48
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