Le Maroc dépend exclusivement du marché international pour sa consommation en produits d’hydrocarbures, et à plus de 50% pour sa production d’électricité. Les centrales thermiques comme celle de Djorf Lasfar, au sud de Casablanca, fonctionnent au fioul, et cela pèse sur les dépenses publiques avec une facture annuelle de presque 40 à 50 milliards de dirhams. Avec le projet de parc éolien de Dhar Saadane, le pays veut produire plus proprement son énergie électrique.
Les essais à froid des turbines ont déjà eu lieu. Le PDG de Neal, Badis Derradji, annonce une première entrée en activité en août par la partie non solaire de la centrale.
Face au réchauffement climatique la capture et le stockage du carbone (CCS) est une des réponses technologiques possibles. L’Algérie pionnière dans le domaine tente de faire avancer cette filière non encore reconnue éligible au développement propre. Noe Van Hulst, patron du forum international de l’énergie (IFE) regroupant soit 90 % de l’offre et demande de pétrole a abordé les enjeux des CCS en marge du récent symposium d’Alger sur la capture de carbone et son stockage. Il présente également dans cet entretien les principaux chantiers du forum international de l’énergie.
L’expérience est nouvelle dans le pays. Les mécanismes de développement propres (MDP) présentent des avantages socio-économiques évidents. Un atelier Finance Carbone organisé par Société Générale Algérie (SGA) a mis le doigt sur les difficultés de la filière dans le monde et en Algérie. Mais aussi sur son fort potentiel.
La centrale thermo-solaire de Lebrija, réalisée en grande partie avec des équipements de Siemens sera inaugurée au début 2011. Une visite de presse sur le site permet de comprendre les ambitions du grand groupe allemand dans cette filière d’avenir. Et les nombreux atouts qu’il détient.
Le projet de ferme éolienne d’Adrar pourrait être «décalé ou remis en question». Le constructeur français, Vergnet, en charge du projet, connaît des difficultés.