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| Energie - Après le Maroc, Shell va quitter la Tunisie |
Après le Maroc, la compagnie anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell annonce à demi-mots qu’elle va se retirer également du marché tunisien où elle est présente depuis 1928. Selon une source proche du dossier, Shell devrait annoncer dans les prochains jours le nom de l’acheteur de ses actifs en Tunisie. Lundi 14 juin 2010, un porte parole du groupe a confirmé à un média tunisien que les négociations pour la vente des actifs de Shell-Tunisie sont actuellement en cours. Selon le vice-président communications de Shell en Afrique, Phaldie Kalam, les détails spécifiques du processus de ventes proposé, y compris les noms des acheteurs potentiels ainsi que le timing du projet, «devront rester confidentiels à cette étape». Pour autant, il a affirmé à un site d’informations en continu Tunisien que «les premières indications suggèrent qu'il y a un certain nombre d'acheteurs potentiels qui ont manifesté leur intérêt pour l'acquisition des entreprises Shell en Afrique, en tant que sociétés qui poursuivront leurs activités». Le groupe Shell, avait annoncé le 1er avril dernier à Casablanca son intention de revoir le portefeuille de ses activités «aval» dans 21 pays d’Afrique, y compris la Tunisie. Il a également souligné que la revue et la vente prévue des entreprises Shell en Afrique fait partie de la stratégie internationale du groupe de recentrer ses investissements sur un nombre réduit de marchés plus importants. Le groupe anglo-néerlandais estime ses actifs (parcs, matériel, camions, dépôts etc..) en Tunisie à environ 140 millions de dollars. Shell se concentre sur les marchés porteurs L’annonce du retrait de Shell de la Tunisie a été faite à partir de Casablanca, lors d’une conférence de presse donnée par Phaldie Kalam début avril dernier. Celui-ci a ainsi souligné que Shell se désengage de 21 pays africains, dont la Tunisie et le Maroc. Le seul pays en Afrique où Shell restera présent, l’Afrique du Sud, représente 50% de ses activités dans le continent. «La restructuration des activités de Shell en Afrique correspond à une volonté de concentration de Shell au niveau global et fait partie d’un mouvement similaire de désinvestissement dans plusieurs parties du monde, notamment l’Allemagne, la Grèce, la Nouvelle Zélande et la Suède. Shell veut se retirer de 15% de ses compagnies de raffinage et de 35% de ses activités de détail à travers le monde», a encore expliqué Phaldie Kalam. En d’autres termes, le groupe cherche à se concentrer sur les marchés les plus porteurs et où il dispose de fortes marges de rentabilité. Sur l’acquéreur de Shell Tunisie, rien n’a été encore décidé. Phaldie Kalam a seulement cité un premier groupe potentiel constitué des libyens Tamoil et Oilibya, et le conglomérat marocain Afriquia Gaz. Un deuxième groupe de potentiels acquéreurs a répondu à l’appel d’offres de Shell. L’étude des offres est en cours, et l’annonce officielle de l’identité des futurs propriétaires de Shell Tunisie ne devrait pas intervenir avant plusieurs jours, l’opération restant encore confidentielle. Libya Oil sur la brèche Selon le conseiller juridique de Shell en Tunisie, Faiçal Werfelli, le groupe public libyen Libya Oil serait sur la brèche, et a offert 2 milliards de dollars pour le rachat des activités «aval» du groupe en Afrique. La société pétrolière libyenne Alrahila Oil Services et le Groupe Vitol ont également manifesté leur intérêt pour acheter des actifs «aval» de Shell en Tunisie notamment. «La vente est notre option préférée, mais nous ne pouvons pas faire de commentaires sur les acheteurs potentiels» a déclaré de son côté David Williams, un porte-parole de Shell à La Haye. Le 1er avril dernier, Shell avait déclaré que le groupe veut vendre la plupart de ses activités en aval dans 21 pays africains. Depuis, Libya Oil Holding a racheté, dès août 2009, des filiales du groupe pétrolier anglo-néerlandais Shell au Soudan, à Djibouti et en Ethiopie. Cette transaction portait sur un total de 240 stations de distribution de carburant dans ces trois pays. Et, depuis maintenant un an, ce groupe a généralisé ses investissements au Maghreb et en Afrique. Il a racheté également les filiales de la compagnie américaine Exxon Mobil au Maroc et en Tunisie. Est-il en passe d’être le prochain propriétaire de Shell-Tunisie, après avoir croqué les actifs du groupe anglo-néerlandais au Maroc ? |
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