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| Nouveau retard pour Medgaz, annoncé pour septembre 2010 |
![]() Le projet de gazoduc algéro-espagnol ‘’Medgaz’’ a pris du retard, et son entrée en service est dorénavant reportée ‘’vers le mois de septembre’’, a annoncé le ministre de l’énergie et des mines, M.Chakib Khellil jeudi en marge de son passage à l’assemblée populaire nationale. Le retard est officiellement d’ordre technique. Dans les faits, il permet de masquer un problème commercial.
La date de la première livraison de gaz algérien en Espagne par le nouveau Gazoduc Medgaz n’en finit pas de glisser sur le calendrier. ‘’Le projet est en cours de finition’’, a affirmé le ministre de l’énergie et des mines, avant de souligner que ‘’il a pris un retard de trois mois’’. Le lancement de ce gazoduc, qui reliera directement l’Algérie à l’Espagne via la Méditerranée, devait être opérationnel durant les trois premiers mois de l’année 2010. ‘’Les compagnies (réalisatrices) ont pris du retard, notamment dans la mise en place de stations de compression, côté algérien et de réception côté espagnol’’, pr&eacu! te;cisera le ministre de l’énergie algérien, selon lequel ‘’les premières expéditions de gaz (vers l’Espagne) débuteront au mois de septembre’’. ‘’MEDGAZ’’, qui est également la société mise en place par les actionnaires du projet pour la construction du gazoduc Algérie-Espagne, a une capacité initiale de huit milliards de mètres cubes par an. Le gazoduc acheminera le gaz naturel directement depuis Beni Saf, sur la cote algérienne, jusqu'à Almeria, en Espagne. Le groupe algérien Sonatrach est actionnaire majoritaire du projet avec 36%, les espagnols CEPSA, IBERDROLA (20% chacune) et ENDESA (12%), et Gaz de France-Suez avec 12%. Les actionnaires de Medgaz ne semblent pas se plaindre outre mesure de ce nouveau retard, la livraison ayant déjà glissé plusieurs fois sur le calendrier, passant par touche! s successives de juillet 2009 à septembre 2010. Des spécialistes affirment que la dépression du marché du gaz dans la péninsule ibérique, et en Europe ont tari les commandes pour Medgaz. Les reports de la livraison du gazoduc permettent également à Sonatrach de mobiliser de nouveaux volumes de gaz sur son amont ou des retards de développement rendent de nouvelles livraisons tendues. Le Galsi, vers l’Italie, attendra encore Le coût total du projet Medgaz est de 900 millions de dollars. Le ‘’tube’’ d’un diamètre de 24 pouces, est posé à une profondeur de 2.160 mètres. Le gazoduc, qui, dans sa partie sous-marine-part de la ville algérienne de Beni-Saf vers la ville espagnole d’Almeria, s’ajoute au GME (gazoduc Maghreb-Europe, réalisé en 1996) qui transite par le Maroc et fournit 12 milliards de mètres cubes/an à l’Espagne et le Portugal, et le gazoduc Enrico Mattei (ex-Transmed), qui relie depuis 1984 l’Algérie à l’Italie via la Tunisie. Le gazoduc Enrico Mattei fournit annuellement 33 milliards de mètres cube de gaz. La réalisation d’un quatrième ‘’tube’’, le Galsi! , devait être lancée dans le courant de l’année 2010 pour desservir la péninsule Italienne via la Sicile. Ce gazoduc qui doit fournir à l’Italie et d’autres pays d’Europe près de 8 milliards de M3/an de gaz à partir de 2014 attendra sans doute très longtemps de meilleures conditions commerciales pour son lancement. Plusieurs partenaires sont associés à ce projet : Snam Rete Gas, filiale du groupe ENI, et la société Galsi, regroupant sept compagnies : Sonatrach, Edison Gas, Wintershall, Enel Power, Eos Energia, Sfirs spa et Progemisa. Conséquence des difficultés de commercialisation actuelle du gaz naturel, le groupe algérien Sonatrach, a enregistré un recul de ses exportations en 2009, à moins de 55 milliards de m3, l’objectif étant fixé à 65 milliards de m3. Circonstance aggravante : les prix du g! az, qui oscillent actuellement entre 4 et 5 dollars le million de BTU ne sont plus incitatifs pour des investissements lourds. |
Commentaires
En cas de difficultes de commercialisati on, SH pourra toujours negocier pour faire passer une partie du flux actuel de GME, cela fera une economie d'une centaine de millions $ que nos voisins touchent en droit de passage et rien que ça, amortira le projet en une dizaine d'annees....