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| Maghreb - Europe - L’intégration des marchés de l’électricité discutée dimanche à Alger |
L’Algérie, le Maroc et la Tunisie seront appelés dans les prochaines années à s’intégrer dans le marché de l’électricité de l’Union européenne, et développer des synergies dans ce segment de production d’énergie propre que la Banque européenne de développement (BEI) est prête à soutenir. Avec une boucle qui part de Tanger jusqu’aux frontières algéro-tunisiennes. La première grande revue des effectifs de ce projet se déroulera dimanche prochain à Alger, avec la tenue d’une réunion ministérielle regroupant les ministres de l’énergie des trois pays avec le commissaire européen chargé de l’énergie Gunther Oettinger. Au menu de cette réunion ministérielle, «l'intégration des marchés algérien, marocain et tunisien dans les marchés de l'électricité de l'Union européenne». Cette réunion examinera et adoptera un plan d’action que des experts des deux parties (pays maghrébins-UE) ont préparé. Cette rencontre des ministres algérien (Youcef Yousfi), marocaine (Amina Benkhadra) et tunisien (Affif Chelbi), devra mettre au point les grands contours d’une future collaboration dans le domaine des énergies renouvelables, y compris celui baptisé «Desertec», indique-t-on au mercredi ministère algérien de l’énergie. Elle s’intègre également dans l’exécution de l’accord signé à Rome en décembre 2003 par la commission européenne et les ministres chargés de l'énergies des trois pays du Maghreb. Cet accord a comme principaux objectifs l'adoption d'une stratégie pour la mise en place d'un marché de l'électricité entre les trois pays du Maghreb et encourager l'intégration progressive du marché maghrébin de l’électricité au sein du marché communautaire. La partie investissements d’un tel accord n’est pas en reste, et serait en fait le «nerf de la guerre» d’un tel projet.
La BEI veut arroser le Maghreb
Selon Philippe de Fontaine Vive Curtaz, vice président de la Banque européenne de développement (BEI), «la banque ne demande qu’à intervenir pour créer des synergies» entre ces pays du Maghreb et l’UE, et les «robinets» de l’UE sont tournés vers le Maghreb «et ne demandent qu’à l’arroser». «Il y a une progression significative au Maghreb même en cette période de crise internationale. Les taux de croissance y oscillent entre 4 et 5%. Le Maghreb est une chance pour l’Union», avait-il indiqué au mois d’avril lors d’un symposium sur la coopération financière Maghreb-UE. «Notre ambition, c’est d’apporter au Maghreb l’ensemble des instruments financiers que nous avons mis à la disposition de l’économie européenne. Du prêt à long terme, en passant par la coopération technique et en allant jusqu’aux prises de participation en capitale». Il précisera cependant que «pour cela, il faudra une volonté politique». La BEI a investi un peu plus d’un milliard d’euros l’année dernière en Afrique du Nord, principalement en Tunisie et au Maroc. L’Algérie a décliné cette offre, estimant qu’elle est capable de s’autofinancer. Elle ne voudrait surtout pas perdre sa souveraineté en devenant un pays financièrement demandeur, estiment des experts. La BEI travaille actuellement sur quatre grands projets : le soutien aux petites entreprises, les autoroutes de la mer, la dépollution de la Méditerranée, et le plan solaire méditerranéen.
« Raisonner en terme de Maghreb » Doté d’un budget prévisionnel de cinq milliards d’euros, ce dernier projet est ambitieux : réaliser à l’horizon 2012-2013, la synchronisation de la boucle électrique Euro-Maghreb. Une partie de l’électricité solaire produite dans les pays africains devant en outre être achetée par les États de l’Union européenne, aux prix pratiqués sur leurs marchés, pour assurer la rentabilité du projet. « C’est vraiment de l’avenir très concret», estime le Vice-président de la BEI. Mais, pour cela, «il faudrait que les trois pays raisonnent en terme de Maghreb et non par pays», avertissent les observateurs. « Le Maghreb représente aujourd’hui un enjeu majeur pour toute l’Europe, avec un destin, et un avenir communs».
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Commentaires
Pas pour des raisons de souveraineté (c'est un concept nouveau en matiere de prets d'investissement ?), mais parcequ'on ne fera rien de cet argent et il s'evaporera comme le reste. On ne ferait que s'endeter inutilement...