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Lundi, 21 Mai 2018

  •   Rédaction Maghreb Emergent
  • jeudi 18 janvier 2018 18:41

Le FMI dément vouloir imposer l’austérité à la Tunisie

Photo non signée publiée par le journal tunisien Babnet.net.

Les déclarations qui se veulent rassurantes de son porte-parole aujourd’hui surviennent après les récentes protestations déclenchées par des mesures de la loi de finances 2018 ayant entraîné une hausse des prix du gasoil, des automobiles et des services de téléphonie et d'accès à internet.

 

 

Le FMI a démenti aujourd’hui avoir l’intention d’imposer l’austérité à la Tunisie. Abordant les dernières manifestations déclenchées par le relèvement de nombre de taxes dans la loi de finances 2018, son porte-parole Gerry Rice a déclaré, lors d'un point presse rapporté par les agences internationales : « Nous reconnaissons bien sûr la frustration du peuple tunisien qui aspire à plus d'égalité sur le plan économique. (…) Mais nous nous efforçons de résoudre des problèmes très profonds et qui remontent à longtemps. » Et d’ajouter que le FMI ne voulait pas d’austérité « mais des réformes bien conçues, correctement mises en œuvre et socialement équilibrées et nous essayons de soutenir le gouvernement dans cette voie ».

Pour rappel, à la veille du septième anniversaire de la chute de l’ex-président Ben Ali, la Tunisie a connu une vague de protestations dans différentes villes marquées par des violences et suivies de centaines d’arrestations. L’armée a même été déployée en certains points du territoire tunisien pour protéger des bâtiments publics jugés menacés.

Pour augmenter les recettes du budget en 2018, la loi de finances a augmenté certains impôts et taxes, ce qui n’a pas manqué d’entraîner une hausse des prix frappant notamment le gasoil, les automobiles et les services de téléphonie et d'accès à internet.

En situation financière délicate, la Tunisie a eu recours à l’endettement extérieur à plusieurs reprises ces dernières années. Le FMI lui a accordé en 2016 une nouvelle ligne de crédit de 2,9 milliards de dollars sur quatre ans en échange d'un « programme de réformes ».

 


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