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| Tunisie – Les projets d’usines de dessalement se multiplient |
Les projets d’usines de dessalement d’eau se multiplient en Tunisie pour faire face au «stress hydrique ». Une notion contestée par certains experts.
La Société nationale tunisienne d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a lancé un appel d’offres international pour la réalisation de dix stations de dessalement d'eaux saumâtres , avec une capacité totale de 36.200 m3/jour. Ces stations seront construites dans six régions du Sud : Tozeur, Kbili, Gabès, Medenine, Gafsa et Sidi Bouzid. Leurs contrats devraient être signés au courant du deuxième semestre 2011 et elles devraient entrer en production à la fin de l’année 2013, selon le journal en ligne « Africa Manager », qui a cité un responsable de la SONEDE, Abderaouf Nouicer. Le gouvernement tunisien recourt à la solution coûteuse du dessalement pour satisfaire les besoins hydriques du pays, notamment ses régions méridionales, démunies en termes de ressources en eau en comparaison avec le Nord, qui en accapare 86% selon les chiffres publiés par la SONEDE. La capacité de dessalement totale installée en Tunisie est estimée à 103.000 m3/jour, dont 60% sont gérés par la SONEDE. Elle couvre quelque 4% des besoins de la population. Elle devrait augmenter dans les cinq prochaines années à 200.000 m3/jour pour atteindre 500.000 m3/jour d’ici à 2025. Grande station à Djerba Le lancement de l’appel d’offres pour la construction de ces stations est intervenu deux semaines après que la firme espagnole Befesa, en partenariat avec le groupe tunisien Princesse El Materi Holding, en a remporté un autre relatif à la construction et à l’exploitation d’une station de dessalement dans l’île de Djerba (Sud). La réalisation de cette station, dont la capacité est de 50.000 m3/jour et qui satisfera les besoins de 250.000 habitants, sera prise en charge par Befesa Agua, branche de Befesa. Elle nécessitera un investissement de 133 millions de dinars tunisiens (70 millions d’euros), selon cette firme qui a qualifié ce projet sur son site internet de « plus grande installation de dessalement de l’eau en Tunisie ». L’exploitation et l’entretien de l’usine seront, quant à elles, à la charge du consortium constitué entre Befesa et le groupe Princesse El Materi Holding, propriété de Mohamed Sakhr El Materi, député du RCD au pouvoir (Rassemblent constitutionnel démocratique) et gendre du président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali. Augmentation prévisible du prix de l’eau Befesa estime les revenus de cette concession en 20 ans à 417 millions de dinars (soit 220 millions d’euros), soit 20,9 millions de dinars (11 millions d’euros) par an. Un simple calcul montre que pour atteindre ce niveau de revenus, et à moins que l’Etat ne la subventionne, l’eau produite devra être vendue à un tarif moyen de 1,14 dinar (0,6 euros) le m3, et ce, durant les deux dizaines d’années que durera la concession. Ce tarif est très élevé par rapport à ceux appliqués actuellement. Tels que fixés par un récent arrêté interministériel (13 juillet 2010), ces derniers varient entre 0,145 dinar/m3 pour les consommations trimestrielles inférieures ou égales à 20 m3 et 0,89 dinar/m3 pour celles supérieures à 150 m3. Avec 450 m3 par an et par habitant, la Tunisie a été déclarée par la Banque mondiale comme vivant dans un état de « stress hydrique » (moins de 500 m3/an/habitant). Cette déclaration est souvent citée dans la presse tunisienne pour souligner l’urgence de la construction d’usines de dessalement. Son bien-fondé ne fait pas toutefois l’unanimité. Ainsi, pour Fethi Lebdi spécialiste des questions hydriques et directeur de l'Institut national agronomique de Tunis (journal en ligne « WMC », 8 mai 2009), le stress hydrique n’a de réalité que s’il se manifeste par des retombées sociales et économique négatives. Ce n’est pas, selon lui, le cas de la Tunisie, où l’eau potable n’est pas rationnée. |
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Commentaires
La Tunisie n'a d'autres choix que de s'orienter vers les technologies de désalement de l'eau et le captage de l'énèrgie solaire. l'association des deux domaines est fort possible.J'invite les étudiants qui me lisent à s'orienter vers ces secteurs d'avenir.
L'Etat devrait encourager toute initiative dans ce sens et financer les initiatives locales ou associées à d'autres partenaires permettant à la tunisie et au maghreb de maîtriser son développement.Il faut également songer à être autonome quand à la fabrication des filtres et pièces détachées pour les usines de désalement sans oublier le retraitement des déchets.
Cordialement.
Cela explique aussi la faible capacité des stations.
Oui, le plus logique est que l'eau produite soit acheminée par canalisations vers ces gouvernorats. Quant à la capacité de production totale des dix stations (360000 m3), elle est certes "basse" mais c'est le chiffre indiqué dans l'appel d'offres lui-même. Des stations aussi
petites il en existe. Il y en a une en Algérie, du côté de Ténes, qui ne produit pas plus de 5000 m3 par jour. En Tunisie il y a plein de projets de petites stations de dessalement. Lire le lien suivant et noter les capacités de production : données:http://www.africanmanager.com/articles/118770.html.
Cordialement
name="Truc"]Tozeur, Kbili, Mednine, Gafsa et Sidi bouzid sont toutes situées à au moins une centaine de km de la mer... Comment ils vont faire ? leurs amener l'eau de mer par tuyaux ?
De plus la capacité me semble basse (3600 m3/j alors que celle par exemple de Douaouda Marine fait 120000 m3/j).
Je ne pense qu'il puise s'agir d'eau de mer.....
De plus la capacité me semble basse (3600 m3/j alors que celle par exemple de Douaouda Marine fait 120000 m3/j).
Je ne pense qu'il puise s'agir d'eau de mer.....
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