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| Pour sauver la saison, le tourisme tunisien s’adapte au Ramadhan |
Pour sauver la saison et continuer à attirer une clientèle algérienne et libyenne devenue très importante au cours des dernières années, le secteur touristique tunisien s’adapte au mois de Ramadhan.
Le ministère tunisien du Tourisme a appelé les gouvernorats du pays à prendre des mesures à même de sauver les recettes touristiques de l’été, dont la dernière partie coïncide avec le mois de ramadan, rapportent les médias tunisiens. Un document de ce ministère énumère les dispositions destinées à maintenir l’attractivité de la Tunisie pour les touristes pendant la période de jeûne musulman, marquée habituellement par un ralentissement sensible de l’activité économique et un changement des heures de travail. Une partie de ces mesures sont destinées à encourager le tourisme maghrébin. Le document souligne que le transport public et privé sera assuré dans les zones touristiques jusqu'à l'aube, dans le but de faciliter les déplacements vers les monuments historiques et les festivals mais aussi vers les mosquées. Dans le cadre de l’adaptation des services hôteliers aux besoins spécifiques du ramadan, des tentes seront installées au sein des unités hôtelières pour accueillir les iftars, repas rituels de rupture du jeûne. Pour les touristes maghrébins, les hôteliers ont prévu d’autres prestations adaptées, affirmait il y a quelques semaines à la presse algérienne Fawzi Basly, directeur de la représentation de l'Officie national tunisien du tourisme (ONTT) à Alger. Outre des buffets spéciaux, ils ont prévu des spectacles nocturnes animés par des troupes traditionnelles et même des animations ramadhaniennes typiques, comme les « bouqalate », destinées aux touristes algériens.
Les touristes maghrébins sont réputés plus dépensiers que ceux européens. « Une famille algérienne de quatre personnes dépense entre 2.000 et 3.000 euros en moyenne par semaine durant son séjour en Tunisie, soit deux fois plus qu’un touriste originaire de l’Europe de l’Est », a estimé Abdessalem Zermati, directeur des marchés arabe et intérieur à l’ONTT, dans une déclaration à l’hebdomadaire économique et financier panafricain « Les Afriques » (24 septembre 2008).
Les prévisions pour l’année tout entière ne sont pas non plus pessimistes, malgré un début de saison quelque peu alarmant. 2010 devrait se clore par une augmentation de 2% du nombre d’entrées globales. En d’autres termes, la baisse enregistrée pendant les cinq premiers mois de l’année (-1,5 %, soit 2.205.000 contre 2.248.000 pendant les cinq premiers mois de 2008, selon l’Institut tunisien de statistiques -INS) sera largement rattrapée.
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