• Accueil
  • Actualite
    • Fil Maghreb
    • maghrébine
    • Internationale
  • Economie
  • Finance
  • Energie
    • Hydrocarbures
    • Electrique
    • Renouvelable
  • Politiques publiques
  • Entreprise
  • Investissement
  • High-Tech
  • Archives
  • Mot de passe oublié ?
  • Identifiant oublié ?
  • Créer un compte
Espace Des Abonnés
Bannière
Bannière
Algérie – Un partenariat pharmaceutique annoncé avec l’américain Eli Lilly Emigration clandestine – Tunis estime juge « sérieuse » la demande de 5 milliards € à l’UE Tunisie - 2 millions de tonnes de céréales seront importées en 2011 Algérie – L’autoroute Est-Ouest aux portes du Maroc Zale – L’Algérie maintient les taxes douanières sur 1840 produits Algérie - La consommation de gaz et d'électricité (2010-2019), selon le Creg Algérie – Les véhicules au GPL exemptés de vignette auto Tunisie - La STB va céder sa participation dans la Banque Franco-tunisienne (BFT) Libye - L’UE, la Turquie et l’Egypte principaux partenaires commerciaux en 2009 Tunisie - Reprise des industries manufacturières
Écrit par Salim Rabia    Lundi, 26 Juillet 2010 22:00    PDF Imprimer Envoyer
Les entrepreneurs, derniers défenseurs du Maghreb

Hedi Jilani

Hormis quelques vieux militants, tenaces malgré les verrouillages politiques, les hommes d’affaires sont devenus les seuls défenseurs actifs de l’intégration maghrébine. Le cout du non-Maghreb, thème ressassé avec patience à chaque rencontre des hommes d’affaires, est, aux yeux de ces hommes d’affaires d’Algérie, du Maroc ou de Tunisie, est une aberration à traiter en priorité.

Avec un manque à gagner de 2 points de PIB annuel pour chaque pays (1 % représente plus de 10 milliards de dollars de valeur ajoutée), ce non-Maghreb relativise en effet de manière considérable la course aux IDE à laquelle se livrent les pays concernés. Des économistes considèrent qu’une intégration maghrébine sérieuse est de nature à générer une croissance de 1 à 4% avec des effets immédiat sur l’emploi d’autant qu’il s’agirait d’une croissance solide non dépendante des aléas de la conjoncture (cours du pétrole, pluviométrie).


La demande interne de Maghreb – par opposition aux demandes externes, européenne et américaine – est très naturellement portée par ceux qui ont le plus intérêt à sa réalisation rapide. En s’ignorant et en signant des accords de libre-échange avec des partenaires du nord, les pays gagnent-ils au change ?


Dans un récent séminaire organisé à Paris par l’IFRI (Institut Français des relations internationales, l’économiste algérien El Mouhoub Mouhoud, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine, a souligné que « le coût de la non-intégration Sud-Sud est plus élevé que celui de la non-intégration Nord-Sud ».


Le fait est, en dépit des discours de réclames que l’on entend dans chacun des pays, le Maghreb et les pays qui le composent ne font pas partie des zones émergentes. L’intérêt économique des pays concernés est moins de courir vers un renforcement des relations économiques avec l’Europe que d’œuvrer à une plus grande intégration maghrébine.


Regarder  vers le nord en ignorant le voisin


Le scepticisme à l’égard de l’Union pour la Méditerranée ne relève pas que de l’objection politique au demeurant très importante. Ainsi que le note, Khadidja Mohsen-Finan, professeur de sciences politiques, « Un vrai projet méditerranéen n’a pas de sens si les pays du Sud continuent d’agir de manière fragmentée. Ces espaces cloisonnés et étriqués sont du reste très peu attrayants pour les IDE qui ont besoin de marchés larges et intégrés. Le Maghreb est aujourd’hui une petite région économique dont les pays regardent inlassablement vers le Nord et se désintéressent de leurs voisins ».

Le cout du non-Maghreb est en effet plus élevé que l’absence d’intégration avec l’Europe. L’affaire de l’Union pour la Méditerranée a montré qu’une grande partie de l’Europe ne considère pas qu’une intégration de la rive sud constitue une priorité européenne.


D’une rencontre à l’autre, d’un forum à l’autre – et cela sera sans doute redit lors de la conférence américano-maghrébines de l’entrepreneuriat prévue pour 29-30 octobre prochain – les hommes d’affaires maghrébins sont fascinés par l’extraordinaire potentiel existant dans la région pour peu que soient garanties la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux. Les données sont en effet limpides et elles ont été livrées en mai 2009 lors du 1er Forum des hommes d’affaires maghrébins, à Alger. L’’Algérie met sur le marché européen 62% de ses exportations et en importe 58%, le Maroc réalise 60% de ses échanges avec l’Europe. 78% des exportations de la Tunisie vont vers l’UE et 72% de ses importations à partir de ce même marché. Par contraste, la moyenne des échanges commerciaux entre les pays du Maghreb ne dépasse pas les 3% alors que les échanges de ces mêmes pays sont de l’ordre de 70% avec l’Union européenne.


Pas de Maghreb sans démocratie ?

 

A la veille du second forum, tenue en mai 2010, M. Hédi Djilani, patron des patrons tunisiens (UTICA)  se disait convaincu qu’un marché maghrébin ouvert existera bien, tôt ou tard. «Notre plus grand souhait c’est que la politique prenne enfin en considération la volonté des hommes d’affaires à créer l’Union du grand Maghreb» avait-il dit. La formule de reproche doux adressée aux politiques indique clairement les limites des hommes d’affaires maghrébins. S’ils sont convaincus que le Maghreb intégré profitera à tous, ils sont néanmoins trop dépendant du politique, y compris au Maroc ou en Tunisie, pour se permettre de critiquer ouvertement leurs gouvernements respectifs. La question démocratique qui se pose pratiquement dans les mêmes termes dans les pays du Maghreb empêche l’émergence d’une classe d’entrepreneurs autonomes. Tout comme elle entrave le Maghreb. Abdelhamid Mehri, porte-parole de la conférence historique de Tanger d’avril 1958, l’a déjà noté : « L’esprit profondément maghrébin de la conférence de Tanger, que les régimes œuvrent à étouffer, aurait, dans un contexte démocratique, créé des dynamiques permettant de dépasser le blocage. C’est pour cela que je dis que la démocratie et le Maghreb marchent de pair ». Les entrepreneurs qui continuent, vaille que vaille, à défendre la mise en place d’un marché maghrébin devront sans doute se résoudre à prendre le risque de faire de la politique…

 

 


Partager |
 
941
  •  
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
(1 vote, moyenne 4.00 sur 5)

Commentaires  

 
#6 la malédiction du pétrole — mehdi 29-07-2010 10:51
c'est le pétrole et son ptit frére le gaz qui ont tuer cette belle idée du rapprochement nord-africain. Ce liquide visqueux noirâtre et nauséabond a fini de torpiller les derniers efforts mis en oeuvre par les personnes de bonnes volontés pour lancer ce "machin". Avec des caisses trés facilement remplies à rabord sans effort de travail, une économie dopée aux hydrocarbures, le grand maghreb peut dire haut et fort: "le pétrole m'as tuer"
Citer
 
 
#5 Les entrepreneurs defenseurs de l'UMA ? — Truc 28-07-2010 15:29
En faite cela dépends de quels entrepreneurs il s'agit. Marocains et Tunisiens, peut tre, Algeriens surement pas, meme si ce ne sont que des pseudo-entrepreneurs, il ne sont pas masochistes....
Ces études sur le manque de croissance à cause du non-Maghreb me font rire... Si ces chiffres doivent etre vrais pour nos voisins, je ne vois pas comment l'Algerie peut tirer le moindre profit de l'UMA... On ne fabrique rien de concurrentiel et à part un marché je ne vois ce que l'Algèrie peut apporter au Maghreb...
Il faut arreter ces hypocrisies. Si l'UMA ne s'est pas faite c'est qu'il n y a pas un interet mutuel. Il n y a pas de Maghreb sans convergence économique et évidement, la nouvelle politique du 'patriotisme économique' n'est pas faite pour nous y rapprocher...
Citer
 
 
#4 l'uma, c'est une à distribuer des salaires — Dahmane 28-07-2010 11:11
Je ne sais pas s'il faut dissoudre l'uma. je sais qu'actuelleement, c'est un paradis pour rentiers dont des parlementaires qui en général ne représentent qu'eux mêmes. On y touche des salaires, des primes, des frais de mission etc. C'est innomable. les gens qui y sont jouent le jeu, ils disent attendre le feu vert de leurs gouvernements pour bouger. l'uma actuelle, c'est du pipeau. hélas, mille fois hélas.
Citer
 
 
#3 tuer l'UMA pour l'union nord-africaine — mehdi 28-07-2010 10:14
Il faut absolument que l'on se rende compte que l'UMA tel qu'elle existe reste une utopie et qu'elle devrait mourir de sa belle mort et ce pour plusieurs raisons:1-de son caractére raciste excluant tout ce qui est arabe, 2-nationaliste maghrébin excluant nos voisins egyptiens, etc...nos dirigeants doivent assumer leurs responsabilités et signer l'acte de décés de ce groupement moribond et mettre en fin en oueuvre une union économique et politique viable qui prennent en compte les interêts des nords-africains. à mort l'UMA et vive l'UNA.
Citer
 
 
#2 Premier pas... — Zembla 27-07-2010 21:35
ouvrir la frontière avec le Maroc même si le Maroc s'est lourdement trompé en 1994 en imputant aux services algériens des attentats de Marrakech et en instaurant le visa.... Il faut aujourd'hui revenir, au moins, à la situation d'avant 94... s'il reste encore un reste d'esprit maghrébin...
Citer
 
 
#1 C'est l'économie qui guide la politique — Amine 27-07-2010 17:27
Les entrepreneurs, derniers défenseurs, mais surement ceux qui sont les plus capables de garantir le succès du projet du Maghreb. On ne peut nier qu'il n'y a de motivation plus forte que celle économique qui puisse rendre cette union une réalité. Les années qui viendront prouveront qu'on aurait dû bouger plus rapidement et plus efficacement vers l'instauration de lois et de règlements facilitant la fusion économique des 5 pays de l'union.
Premier Pas ? une monnaie unique
Citer
 
Rafraîchir la liste des commentaires
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.
Ajouter un Commentaire

Séléction

    Les entrepreneurs, derniers défenseurs du Maghreb
     
    Les Etats-Unis veulent parier sur l’entrepreneuriat privé maghrébin
     
    Le Maghreb, nouvel horizon européen des délocalisations
     
    Algérie - La note salée des «services»
     
    Alger maintient ses choix sur le Credoc et les IDE
     
Joomla 1.5 Featured Articles

Les plus lus

    Pour sauver la saison, le tourisme tunisien s’adapte au Ramadhan 17 Juillet 2010
     
    Commerce et loisirs : des suisses misent sur l’Algérie 05 Août 2010
     
    Energie - Après le Maroc, Shell va quitter la Tunisie 15 Juin 2010
     
    Dans le Maghreb des banques, les marocains affichent leur avance 05 Juillet 2010
     
    Algérie - La note salée des «services» 26 Juillet 2010
     
    Les centres d’appels en Tunisie et au Maroc rejettent les plans français anti-délocalisations 21 Juillet 2010
     
    La contrefaçon reste une activité vigoureuse et juteuse en Algérie 05 Juillet 2010
     
Les indices Financiers
  Cours et fluctuation des monnaies
  • Dinar Algérien
  • Dinar Tunisien
  • Ouguiya Mauritanien
  • Dirham Marocain
  • Dinar libyen
/div>
  Taux directeur des banques
  • Banques Centrales du MAGHREB
  La balance des paiements
Algérie
Maroc
Tunisie
Mauritanie
Libye


Les indices Economiques
  Commerce extérieur
Algérie
Maroc
Mauritanie
Tunisie
  Indice des Prix à la Consommation
Algérie
Libye
Maroc
Mauritanie
Tunisie
  Production nationale brute et agrégats
Algérie
Tunisie
Maroc
Mauritanie
  L'agriculture
Algérie
Maroc
Tunisie
Libye
Mauritanie
  L'industrie
Algérie
  Transport
Algérie
Maroc
Tunisie
  L'habitat
Algérie
  Tourisme
Maroc
  L'énergie
Algérie

Les indices sociaux
  Développement  humain
  • I.D.H des pays du Maghreb
  Chomage
  • Algérie
  • Tunisie
  • Maroc


Entreprises
Bourses
Alger
Tunis
Casablanca

AlgérieTunisieLybieMauritanieMaroc

Sur le même sujet

  • Maghreb – Les IDE annoncés en baisse de 20% au 1er semestre 2010
  •  
  • Tendances - Senteurs particulières et «bizness» du Ramadhan au Maghreb
  •  
  • Maghreb - Une délégation du Centre du Commerce International en tournée
  •  
  • Multimédia – Pas encore de «crise Blackberry» au Maghreb
  •  
  • Qatar National Bank va ouvrir une filiale en Mauritanie
  •  
  • La pêche, une filière qui rapporte gros au Maghreb
  •  
  • Les Etats-Unis veulent parier sur l’entrepreneuriat privé maghrébin
  •  
  • Le Maghreb, nouvel horizon européen des délocalisations
  •  
  • Le chômage, point noir de l’économie tunisienne
  •  
  • L’option de l’électronucléaire s’affirme au Maghreb
  •  
Mentions Légales I Partenaires I Nos productions I Lettre de diffusion I Contact I Plan du Site
Tous droits réservés © Interface Médias