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| Alger maintient ses choix sur le Credoc et les IDE |
La loi de finances complémentaires (LFC) 2010 est prête. Elle conforte la démarche « anti-import » du gouvernement mise en œuvre avec la LFC 2009 dans le but de favoriser une substitution aux importations. Le Credoc reste de mise. La règle du 51/49% des IDE aussi. Le gouvernement algérien reste convaincu que l’attractivité du marché l’emportera sur les réticences des investisseurs étrangers.
"L'élaboration de la loi de finances complémentaire a été terminée. Cette dernière réconforte la démarche engagée par le gouvernement (à) particulièrement à travers les LFC 2008 et 2009", a déclaré le ministre algérien des finances, M. Karim Djoudi. Cette loi, a-t-il dit, consacre « préférence nationale comme ça a été traduit par le nouveau code des marchés publics et le développement de l’outil de production nationale en vue de pouvoir substituer l’économie des revenus pétroliers". Les mesures phares de la LFC 2009 – recours au Crédit documentaire comme moyen unique de financement des importations, règle 51/49% du partage du capital entre nationaux et étrangers dans les IDE et bien entendu, interdiction du crédit à la consommation – sont ainsi reconduits. Mercredi dernier, le PDG d’Air Algérie, Wahid Bouabdallah, sur les ondes de la radio chaine III avait évoqué les problèmes sérieux que causait le recours obligatoires au Credoc à la compagnie. « Avant, on allait sur place et en une heure on achetait la pièce. Cette fois ci, il faut le crédit documentaire et un avis d’appel d’offres. C’est la catastrophe pour une compagnie aérienne». Les alarmes du PDG d’Air Algérie L’alarme du PDG d’Air Algérie qui avait pourtant, en mai dernier, l’initiative d’un mouvement de retrait des dirigeants d’entreprises publiques du Forum des chefs d’entreprises (FCE) coupable, selon lui, d’une « critique acerbe contre la vision économique de l'État », a laissé de marbre le ministre des finances. Jeudi, au lendemain des propos du PDG d’Air Algérie, le ministre des finances a laissé entendre que le problème n’est pas dans le Credoc mais dans l’absence de gestion et de prévisions au sein de la compagnie nationale. C’était en fait la réponse générale déjà opposée par le gouvernement aux opérateurs privés. Les plaintes du PDG d’Air Algérie ne font pas transiger le gouvernement qui ne reviendra pas sur la décision d’imposer le Credoc qui, a dit Djoudi, « restera le mode unique de financement des importations". Cela ne constitue guère une surprise pour les opérateurs qui attendaient surtout de connaître les mesures d’assouplissement destinées aux entreprises productrices. Certaines sources avaient évoqué la possibilité que le seuil du transfert libre de fonds puisse être de 150.000 dinars à 2 millions de dinars. M.Djoudi a confirmé qu’il allait y avoir un « ajustement » à la hausse du montant sans pour autant d’indications chiffrées. En matière d’investissement direct étranger (IDE), la LFC 2010 ne va pas remettre en cause la règle de la détention par les nationaux d’au moins 51% du capital. IDE : après les allemandes, la Macif Les autorités algériennes semblent convaincues que les potentialités du marché algérien vont finir par vaincre les réticences. Le 11 juillet dernier, les services du Premier ministre se sont chargés d’annoncer la création, dans le cadre des dispositions de la de la loi de finances complémentaire 2009, la création d’une société algéro-allemande pour la production de systèmes électroniques à Sidi Bel Abbés (ouest du pays) au niveau de site de l’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE) à Sidi Bel Abbés. Le message était limpide : la règle 51/49% n’empêche pas des opérateurs de qualité comme les allemands EADS/Deutschland, Rohde & Schwarz et Carl Zeiss, de s’engager. Jeudi 22 juillet, une autre nouvelle est de nature à conforter le gouvernement dans ses certitudes : la Macif, la Société algérienne des assurances (SAA), la BDL et la BADR ont en effet signé une convention portant sur la création d’une nouvelle compagnie d’assurance de personnes. La nouvelle compagnie, dotée d’un capital d’un milliards de dinars sera détenue à 34% par la Macif, le restant du capital étant réparti entre la SAA, la BADR et la BDL. Avec ses 34%, la plus grand part, la Macif assure le management de la nouvelle compagnie. Une configuration « idéale » aux yeux du gouvernement algérien. La confirmation de l’engagement de la Macif devrait accélérer celui d’Axa qui bloquait sur la question de la répartition du capital. |
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