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| Le FMI met en exergue la "vulnérabilité" de l’Algérie à une baisse des prix du pétrole |
Une baisse des prix du pétrole fragiliserait le budget de l’Algérie et aurait un profond impact sur l’économie du pays a averti, vendredi, le FMI dans un résumé de son rapport annuel sur l'économie algérienne. Pour l’année 2012, l’institution s’attend à une croissance modeste de 3,1% même si elle est en progrès par rapport à 2011 où elle s’est établie à 2,5%. Le FMI est un brin plus optimiste que la Banque Mondiale qui s’attend à une quasi-stagnation avec une croissance de 2,7% en 2012. L’inquiétude du FMI ne semble pas porter sur l’immédiat puisqu’il prévoit que les cours pétroliers devraient rester relativement élevés et donc maintenir un solde extérieur positif et des recettes budgétaires importantes. Dans sa mise à jour sur les perspectives de l’économie mondiale, le FMI a souligné que si les « prix des matières premières ont baissé en 2011, en raison du recul de la demande mondiale. Les cours du pétrole ont toutefois tenu durant ces derniers mois, principalement du fait de l’évolution de l’offre ». Il relève également que les risques géopolitiques liés au pétrole « se sont de nouveau intensifiés » et « devraient se maintenir pendant un certain temps, et les cours du pétrole ne devraient enregistrer qu’un timide repli en 2012, en dépit des perspectives moins favorables de l’activité mondiale ».
Gérer la rente avec prudence Et ajoute le rapport pour les consultations de 2011 au titre de l'article IV avec l'Algérie, si les " cours élevés du pétrole permettent de répondre aux revendications sociales urgentes et maintenir la stabilité sociale, cela devrait être géré avec prudence" pour éviter des tensions inflationnistes et préserver la viabilité budgétaire à moyen terme. Le FMI note que l'augmentation importante des dépenses courantes en 2011 a rendu la position budgétaire" vulnérable au risque de chute prolongée des cours du pétrole". Le rapport ne fait que confirmer que les constats faits en octobre dernier, à Alger, par le chef de mission du FMI, Joël Toujas- Bernaté qui a mis en garde contre l’explosion des dépenses publiques et appelé le gouvernement algérien à laisser plus de champ aux investissements. Le FMI recommande au gouvernement "de diversifier l'économie, d'améliorer le climat des affaires, de faire reculer le chômage et de réduire les vulnérabilités à moyen terme". "L'investissement public devant jouer un rôle moins dynamique dans l'économie, le secteur privé devra devenir un moteur plus puissant de croissance et de création d’emplois", a-t-il rappelé. |
Jeu, 24 Mai 2012 20:48
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