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| Licenciements en vue chez les concessionnaires autos |
![]() Le chiffre d’affaires des concessionnaires autos est en forte baisse. D’importantes réductions d’effectifs sont à prévoir.
Les concessionnaires automobiles envisagent de dégraisser entre 10 et 30% de leurs effectifs. La mesure serait une adaptation à la baisse d’activité générée par la décision du gouvernement, pris en juillet 2009 dans le cadre de la loi de finances complémentaires de supprimer le crédit à la consommation dont le crédit-auto. Si les effets sir l’activité des concessionnaires pas encore perceptibles à la fin de l’année dernière il en est autrement en ce début d’année. Les réductions d’effectifs varient d’un concessionnaire à l’autre, mais de sources concordantes, on confirme que ce mouvement sans précédent dans une activité en progression constante depuis la libéralisation du marché, touche l’ensemble des enseignes agrées. L’ampleur des mesures de licenciement diffère d’un distributeur à un autre, qu’il s’agisse du bas de gamme ou de haut de gamme. Les concessionnaires automobiles ont vivement critiqué les mesures drastiques du gouvernement destinés à brider les importations (suppression du crédit à la consommation, Credoc, taxe supplémentaire, dédouanement à Jijel et Mostaganem). L’effet de ces mesures s’est traduit par une chute de plus de 20%. Selon les chiffres, les mesures décidées dans le cadre de la LFC 2009 se sont traduits par une baisse de 24% du nombre de véhicules importés en 2009 (269.018 contre 325.315 l’année précédente). En termes de valeurs, ces importations de véhicules ne sont réduites que de 3,5% en 2009. La baisse des importations de véhicules pourrait s’amplifier davantage en 2010. Les chiffres de février 2010 marquent une baisse de 44% par rapport à février 2009. Le gouvernement algérien ne semble guère décidé à rétablir le crédit à la consommation malgré les sollicitations extérieures dont celle du FMI qui l’estime nécessaire au « développement du secteur financier ». Cette question est une des causes du blocage des négociations entre Renault et l’Algérie au sujet de l’implantation d’une usine de montage de véhicules low-coast (Renault Symbol et Dacia Sandero et Logan) à Rouïba (1). Une proposition sans réponse Les concessionnaires automobiles n’ont pas reçu de suite à leur proposition visant la réexportation des pièces d’origines usages qui permettrait de bénéficier d’une ristourne appréciable de 40 % sur les nouvelles pièces de rechanges. Les gains escomptés d’une telle ristourne sont nettement aux supérieurs résultats – maigres en termes de valeur - de la politique de compression des importations de véhicules. Avec l’avantage, inestimable au plan de la sécurité, de disposer de la pièce d’origine au lieu des pièces de contrefaçon. L’Algérie est le second marché automobile africain, après celui de l’Afrique du Sud. L’année dernière, il a absorbé quelque 270.000 unités contre 100.000 au Maroc et en Egypte et 60.000 en Tunisie. Voir aussi dans Maghrebemergent 1 - Sans credit automobile l'usine renault-dacia attendra |