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| Le DG de Mobilis se dresse contre les ingérences en démissionnant. |
![]() Le nouveau directeur général de Mobilis, Mahmal Azwaw a présenté sa démission au conseil d’administration de son entreprise en réunion mardi dernier à Alger. Il est le troisième DG de Mobilis à claquer la porte pour depuis 2007. La cause ? Des ingérences politiques qui bloquent le management. Le personnel soutient le DG démissionnaire. Mahmal Azwaw, nommé le 21 décembre dernier, a résisté aux pressions avant de proposer sa démission. Celle-ci intervient après qu’il se soit avéré que le ministre des postes et des télécommunications, Hamid Bessalah a intervenu personnellement pour demander au DG de Mobilis de revenir en particulier sur une des nombreuses décisions qu’il a prise depuis son arrivée à la tête de téléphonie mobile de Algérie Télécom. Des travailleurs de Mobilis ont organisé aussitôt connue la nouvelle mercredi, sur le site du siège social un sit-in en soutien à leur directeur général. Mahmal Azwaw, ingénieur en télécommunication et ancien haut cadre à Algérie-Télécom, a procédé à plusieurs changements de postes dans le management de Mobilis depuis son arrivée. Il a nommé un nouveau directeur central commercial, un nouveau directeur des ressources humaines et un nouveau directeur financier. Mais il semblerait que ce soit le déplacement de son poste de la fille d’un dirigeant de l’UGTA qui a accéléré les tensions. Il s’agit de la sous directrice commerciale pour la région centre. Un poste important couvrant 5 wilayas et pour lequel l’employée n’avait pas les qualifications requises. Une délégation de la fédération UGTA des P et T a profité d’une séance de travail avec le ministre du secteur, pour demander si l’affaire de cette « employée particulière » a été réglée. Hamid Bessalah aurait directement demandé au DG de Mobilis de revenir sur sa décision, mais celui-ci estimant que le salaire de l’intéressée ayant été préservé dans sa nouvelle fonction, il n’avait pas à se rétracter. L’ingérence du ministère dans le choix du personnel d’encadrement de Mobilis est une tradition largement instaurée à l’ère de Boudjemâa Haichour, ministre de tutelle durant cinq années. El Hachemi Belhmadi, qui a fortement contribué au redressement de Mobilis, avait, de guerre lasse, quitté ses fonctions de DG en 2007. Son successeur, Lounis Belharath a demandé à son tour à être déchargé de ses fonctions en juillet 2009. Il a fallu cinq mois pour lui trouver un successeur. L’arrivée, au printemps 2008, de Moussa Benhamadi à la tête de Algérie-Télécom a redonné un semblant d’armature au management de l’opérateur historique, face aux intrusions systématiques de la tutelle qui ont notamment eu comme conséquence, la plus visible, le scandale des impayés de Eepad. Mahmel Azwaw a bénéficié du soutien du PDG de AT dans son entreprise de réhabilitation du management de la filiale. Les errements que connaît la gestion de Mobilis, se poursuivent dans un contexte de chamboulement du marché très concurrentiel de la téléphonie mobile, consécutif aux difficultés de Djezzy. |
Commentaires
Tous mes respects à Mr. M. Azwaw.Ils sont tres rares à agir comme lui.