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British Petroleum entamera ses forages dans les eaux profondes libyennes, dans le golfe de Syrte, au plus tard début octobre 2010, a rapporté l’agence de presse électronique Zawya, citant Choukri Ghanem, le patron la société pétrolière publique libyenne National Oil Company (NOC).
Le 23 juillet, le groupe britannique avait annoncé qu’il lancerait ces forages « dans quelques semaines ». Le 11 août, il reportait ce délai « au deuxième semestre » sans expliquer ce report sinon par le fait qu’il procéderait aux « dernières vérifications ». Selon Zawya, le président de la NOC a affirmé que le lancement des forages avait été retardé pour des « raisons techniques », soulignant que BP « veut être certain de la fiabilité de ses équipements afin éviter que ne se reproduise l’incident de Macondo », un puits off-shore dans le golfe du Mexique où d’importantes fuites ont provoqué la plus grave marée noire de l'histoire des Etats-Unis. La compagnie britannique s’apprête à forer au moins cinq puits au large de la Libye, à quelque 1700 mètres en dessous du niveau de la mer, c’est-à-dire à une profondeur plus grande que celle du puits Macondo (1600 mètres). Afin de tranquilliser l’opinion mondiale à propos des risque liés à ces forages, elle a avait assuré qu’elle avait les moyens de faire face à des fuites de moyenne importance et que si un incident plus grave survenait, elle pourrait le gérer grâce au concours d’une des plus grandes société de traitement des fuites de pétrole à laquelle elle est liée par un contrat de services.
Les italiens en tête des opposants
Ces assurances n’ont pas suffi à calmer les inquiétudes. Ces forages libyens étant situés pas loin de ses côtes, l’Italie semble prendre la tête de l’opposition aux projets off-shore de BP. Ainsi, dès qu’il a annoncé leur démarrage, le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, avait déclaré que tout le monde était « attentif » à ce que BP « faisait depuis l'exemple préoccupant du golfe du Mexique ». Quelques jours plus tôt, le sénateur de centre-droit Antonio D'Ali, président de la commission environnementale du Sénat italien, avait revendiqué, pour sa part, « la mise au banc des décisions unilatérales basées sur les intérêts nationaux ». Il avait précisé que le problème n'était pas « BP ou la Libye [car] en mer, les frontières n'existent pas ». Il avait bien raison de le rappeler, son propre pays ayant accordé de nouvelles licences d'exploitation d’hydrocarbures, notamment dans le golfe de Sicile. La revendication de cet élu avait été soutenue par le mouvement écologiste français CAP21 présidé par la députées européenne Corinne Lepage. Dominique Lemoine, porte parole de cette organisation avait même jugé nécessaire un moratoire sur les forages en eaux profondes en l’absence de preuves que l'on maîtrise suffisamment bien les technologies de colmatage rapide des puits off-shore. |
Jeu, 24 Mai 2012 20:48
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