Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Dimanche, 23 Juillet 2017

  •   Akram Belkaïd (Paris)
  • vendredi 21 avril 2017 10:07

La légalisation du cannabis doperait l'économie… sans mettre fin aux trafics [Le BLOG ECO]

Rassemblement à Ottawa pour célébrer la ''Journée nationale de la marijuana'' le 20 avril 2016 (dr)

 

Assiste-t-on à la naissance d’un mouvement de fond qui va déboucher sur la généralisation de la légalisation du cannabis? Cela doperait l'économie du Canada autant que l'arrivée d'Internet Selon le cabinet Deloitte. Mais cela ne mettra pas pour autant fin aux trafics.

 

 

La question est posée depuis déjà 2014, date à laquelle l’Etat du Colorado aux Etats Unis a franchi le pays, rapidement suivi par treize autres Etats dont la Californie. Aujourd’hui, c’est le Canada qui se prépare à adopter une telle réforme ce qui en fera le deuxième pays au monde à ne pas pénaliser l’usage récréatif de cette plante après l’Uruguay (contrairement à une idée reçue, le cannabis est juste toléré aux Pays Bays et non légalisé).

 

Une économie boostée…

 

Selon le cabinet Deloitte, la légalisation du cannabis aura au Canada "autant d’impact sur l’économie que l’arrivée d’Internet." Les experts de cette société prédisent que cette activité générera près de 16 milliards de dollars en raison de multiples impacts.

 Il y a d’abord le fait que la dépénalisation de la consommation va permettre l’émergence de toute une économie légale comme c’est déjà le cas dans le Colorado. Cafés, restaurants, produits diététiques, textile mais aussi tourisme sont des activités qui bénéficient de cette réforme.

 Dans le même temps, l’Etat fédéral canadien compte faire de substantielles économies avec la diminution des dépenses de sécurité et de justice liées à la consommation de cannabis. En effet, les policiers n’auront plus à poursuivre les simples consommateurs voire même les petits dealers dont certains seront tentés de s’installer au grand jour (et de payer, par la même occasion, des taxes et des impôts).

 De même, les multiples affaires judiciaires liées à la "petite consommation" n’auront plus lieu d’être ce qui aura un impact certain sur le budget de la justice, l’encombrement des tribunaux sans oublier celui des prisons.

 

 … mais des trafics qui persistent

 

Pour autant, la dépénalisation est-elle la recette miracle pour mettre fin aux trafics et à la délinquance liée au cannabis ? C’est peu probable et pour plusieurs raisons. D’abord, tous les pays n’avancent pas au même rythme, ce qui fait qu’une dépénalisation ici peut inciter des trafics dans le pays voisin, un peu à l’exemple des commerces illégaux de cannabis entre les Pays Bas et leurs voisins européens. Pour que la dépénalisation fonctionne, il faudrait donc que le mouvement soit de grande ampleur ce qui est loin d’être le cas.

Par ailleurs, et la situation du marché du tabac normal le montre bien, la dépénalisation n’empêche pas les trafics. Si, demain, le cannabis légal est trop taxé, les filières clandestines (et donc hors taxe) continueront de fonctionner pour proposer des marchandises à bas prix.  De plus, nombre de sites de production sont aux mains de mafias diverses et de réseaux de trafiquants qui leurs sont liés.  

Les circuits légaux devront donc trouver d’autres fournisseurs pour rester en conformité avec la loi. Dans les pays où une telle culture est facile et peu onéreuse, la chose sera possible. Elle le sera moins dans les aires géographiques où le recours à des serres et à des équipements spécifiques est nécessaire.

 Enfin, il ne faut pas négliger la capacité d’action des réseaux criminels qui sont les meilleurs lobbyistes pour empêcher la légalisation ou pour contribuer à ce qu’elle soit un échec économique. Certains acteurs de ce marché interdit se recycleront certainement pour agir dans la légalité.

 D’autres, pour qui le cannabis n’est qu’une marchandise parmi tant d’autres, continueront de commercer dans l’ombre. Mais une chose est certaine, le XXIème siècle sera celui du débat de fond quant à la légalisation du cannabis.

 


Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

L’ambassadeur italien à Alger a évoqué sur Radio M le procès Saipem et l’investissement de Cevital en Italie

Sondage

Ahmed Ouyahia a appelé le gouvernement Tebboune à privatiser les entreprises publiques en difficultés. Vous pensez que cette mesure est :

Risquée car elle va encore renforcer les amis du clan présidentiel dans le monde des affaires - 34.4%
Nécessaire car les recapitalisations des entreprises publiques défaillantes par le trésor coutent trop chères à la collectivité - 39.2%
Impossible à réaliser car le gouvernement Tebboune n’a pas l’autorité morale pour l’engager si tel devenait son but - 18.3%

Total votes: 999

Vidéos

Le CPP part en vacances avec le routard du 5e mandat

A ne pas manquer

Prev Next

En Algérie, "le pacte économique et social n’a jamais constitué une feuille de route" (expert)

Pour Hocine Amer Yahia, l’Algérie « n’a jamais su ce que c’est instaurer un climat des affaires favorable, qui constitue en réalité l’essentiel du pacte économique et social de croissance ».

Youcef Cherfa : ''Fin septembre sera le dernier délai pour lancer les projets AADL-2''

Les entreprises chargées de la réalisation de 83.000  logements AADL-2 à travers le pays, au titre de l’exercice 2017, ont été désignées et les plans et enveloppes financières nécessaires sont disponibles, a assuré le ministre.  

Maroc- Un "attelage sino-marocain" pour la construction de la plus haute tour d’Afrique

La construction de la Tour BMCE, situé sur la rive droite du Bouregreg à Salé, a été confiée à la joint-venture sino-marocaine, composée de groupe chinois CRCCI et  marocain TGCC.