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L'Iran réaffirme sa résistance aux sanctions et lance son 3e satelliteL'Iran a réaffirmé vendredi qu'il ne céderait pas aux sanctions et menaces occidentales contre son programme nucléaire controversé, annonçant à l'appui de sa détermination un nouveau lancement de satellite propre à inquiéter les Occidentaux. Téhéran a toujours affirmé qu'il répondrait à toute agression militaire en frappant Israël et les bases américaines au Moyen-Orient. Des responsables militaires iraniens ont également évoqué la possibilité de fermer le détroit d'Ormuz, par où transite le tiers du trafic maritime pétrolier mondial, en cas de blocus empêchant l'Iran d'exporter son pétrole. Ce satellite d'observation de 50 kilos, baptisé Navid, est le troisième et le plus gros mis en orbite par l'Iran depuis 2009. Lancé en orbite basse (250 à 370 km) par une fusée Safir en présence du président Mahmoud Ahmadinejad, il devrait prendre des photos de la terre pendant les deux mois de sa durée de vie prévue par l'Organisation spatiale iranienne. Tout comme son programme nucléaire, le programme spatial iranien, qualifié de priorité stratégique par Téhéran, inquiète la communauté internationale qui redoute qu'il n'aide l'Iran à développer des missiles capables d'emporter des charges nucléaires à moyenne ou longue distance. Téhéran récuse ces soupçons, alimentés par le fait que les lanceurs développés par l'Iran sont, selon les experts occidentaux, dérivés de ses missiles balistiques. Les précédents lancements iraniens ont été qualifiés de provocations par les Occidentaux, qui ont souligné que le programme balistique iranien avait été lui aussi condamné par l'ONU. L'ambitieux programme spatial iranien prévoit néanmoins le lancement d'au moins sept autres satellites dans les prochaines années. M. Ahmadinejad a affirmé à plusieurs reprises que Téhéran avait également l'objectif d'envoyer un homme dans l'espace d'ici 2020, et l'Iran développe une capsule spatiale capable d'emporter un être vivant lors d'un vol suborbital. Outre ses lanceurs orbitaux Safir --dérivés du missile balistique iranien Shahab-3, lui-même dérivé du missile nord-coréen No-Dong, selon les experts occidentaux-- l'Iran a développé une famille de lanceurs suborbitaux baptisés Kavoshgar et travaille à la mise au point d'une fusée beaucoup plus grosse baptisée Simorgh. Ce futur lanceur, dont le projet a été dévoilé en 2010, pèse 85 tonnes --contre 26 pour le Safir-- et devrait être capable de placer en orbite un satellite de 100 kilos à 500 km d'altitude, selon les responsables iraniens. (AFP) |
Jeu, 24 Mai 2012 20:48
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