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Tunisie – Le pays de l'après Ben Ali veut retrouver toute sa place en AfriqueLe nouveau président tunisien, Moncef Marzouki, a affirmé dimanche à Addis Abeba que son pays comptait tenir à nouveau toute sa place au sein de l'Union africaine, après la chute de Ben Ali, et il a appelé le Maroc à rejoindre l'organisation continentale qu'il a quittée en 1984. "La Tunisie n'avait aucun rôle diplomatique, notamment en Afrique elle a complètement disparu de la scène" sous l'autorité du président Zine El Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir il y a un an, a déclaré lors d'une conférence de presse M. Marzouki, qui participait à son premier sommet de l'UA. L'ancien président Ben Ali ne venait quasiment jamais aux sommets de l'UA, a rappelé M. Marzouki, "or nous nous sentons totalement africains". "La Tunisie est à la croisée de trois champs, elle est euro-méditerranéenne, elle est arabe et maghrébine, et elle est africaine, et cette dimension nous allons l'assumer", a poursuivi le nouveau chef d'Etat. "Nous sommes sûrs et certains que l'Afrique est un terrain d'avenir pour les investissements tunisiens et nous allons vraiment mettre le paquet là-dessus", a-t-il poursuivi. M. Marzouki, élu en décembre président tunisien par l'Assemblée constituante issue du scrutin du 23 octobre, a par ailleurs estimé que "l'Union africaine ne pouvait pas se passer d'un pays aussi important que le Maroc". "C'est une anomalie majeure qu'il faut corriger", a-t-il poursuivi. Le Maroc a quitté ce qui était encore à l'époque l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en novembre 1984, pour protester contre l'admission au sein de cette organisation de la république du Sahara occidental. Rabat considère l'ex-colonie espagnole qu'elle occupe depuis 1975 comme partie du royaume. L'OUA avait alors reconnu le Front indépendantiste sahraoui Polisario. L'Onu mène actuellement des négociations en vue d'une solution internationale. Moncef Marzouki a estimé à ce propos "qu'il ne fallait pas faire de la résolution (de la question) du Sahara occidental un préalable. Il faut le contourner pour créer un nouveau Maghreb (...) qui va nous aider alors à résoudre ce problème", a-t-il poursuivi, se félicitant de l'apparition "d'une nouvelle atmosphère au Maghreb". (AFP) |
Jeu, 24 Mai 2012 16:42
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