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Egypte - levée de l'état d'urgence mercrediL'Egypte va lever mercredi l'état d'urgence en vigueur depuis des décennies, sauf en cas de délits violents, a déclaré mardi le chef du pouvoir militaire, le maréchal Hussein Tantaoui, dans une allocution télévisée. Cette levée, réclamée avec insistance par les organisations de défense des droits de l'Homme et de nombreux mouvements politiques, coïncidera avec le premier anniversaire du début de la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak. J'ai pris la décision de mettre fin à l'état d'urgence partout dans le pays, à l'exception des cas de lutte contre les délits violents, à partir du 25 janvier 2012 au matin, a déclaré le maréchal Tantaoui. Une des principales organisation de défense des droits de l'Homme égyptienne a toutefois accueilli la nouvelle avec prudence, en soulignant que les violences étaient depuis longtemps invoquées pour toutes sortes d'arrestations. Cette définition vague va être instrumentalisée comme elle l'était du temps de Moubarak. Cela permet à la police d'arrêter et détenir quiconque est suspecté d'être violent, sans véritable définition légale de ses actes ni garantie constitutionnelle de ses droits, a déclaré à l'AFP Hossam Baghat, de l'Initiative égyptienne pour les droits de la personne. Cette annonce constitue un défi pour le nouveau parlement, qui a tenu lundi sa première séance, a-t-il ajouté, en appelant les députés à insister en faveur d'un retour aux lois ordinaires. La loi sur l'état d'urgence, appliquée sans discontinuer depuis l'assassinat d'Anouar el-Sadate par des islamistes en octobre 1981, a été reconduite tout au long des trente années de son successeur Hosni Moubarak au pouvoir. Cette législation permet des restrictions aux libertés publiques et des jugements devant des tribunaux d'exception. Elle symbolise la répression et l'arbitraire de l'ancien régime pour les mouvements qui ont initié la révolte qui a mené à la chute de M. Moubarak l'an dernier, qui réclament sa levée de même que des capitales occidentales, en particulier Washington. L'armée avait promis de lever cette législation une fois que la stabilité serait assurée, se bornant à rappeler que son échéance légale était juin 2012. Elle avait en septembre dernier annoncé l'extension de son champ d'application -réduit en 2010 au terrorisme et à la lutte contre le trafic de stupéfiants- pour y inclure les grèves, les perturbations du trafic et la diffusion de fausses nouvelles. (AFP) |
Jeu, 24 Mai 2012 16:42
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