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Libye - accusations de torture: enquête de la police britanniqueLa police britannique va enquêter pour déterminer si les services secrets ont livré ou non à l'ancien régime libyen de Mouammar Kadhafi deux personnes soupçonnées de terrorisme et s'ils leur ont fait subir de mauvais traitements, a annoncé jeudi Scotland Yard. Le gouvernement britannique a déjà annoncé en 2010 l'ouverture d'une enquête globale sur les allégations de tortures infligées par des Britanniques à des personnes soupçonnées de terrorisme. Mais Scotland Yard a estimé jeudi que les accusations formulées par deux personnes - que l'organisation des droits de l'Homme Reprieve a identifiées comme étant l'actuel commandant militaire de Tripoli, Abdelhakim Belhaj, et le Libyen Sami al Saadi - étaient "tellement graves" qu'elles allaient faire l'objet d'une enquête séparée. Fin 2011, Abdelhakim Belhaj avait porté plainte contre le Royaume-Uni, qu'il accuse de s'être rendu complice de mauvais traitements à son encontre en Libye dans les années 2000. Citant des documents trouvés cette année en Libye après la chute du colonel Kadhafi, ses avocats affirment qu'il a été livré par la CIA, avec l'aide du Royaume-Uni, au régime libyen en 2004. Abdelhakim Belhaj était alors basé en Asie et dirigeait le Groupe islamique combattant, opposé au colonel Kadhafi. Ses avocats affirment aussi qu'il a passé six ans dans "l'une des prisons les plus cruelles" de Libye, période pendant laquelle il a été interrogé notamment par des Britanniques. Le directeur de Reprieve, Clive Stafford Smith, a salué jeudi l'ouverture d'une enquête de la police. L'annonce de Scotland Yard montre que "les preuves de complicité de torture des Libyens Sami al Saadi et Abdelhakim Belhaj étaient tellement flagrantes qu'une enquête criminelle devait être ouverte avant que l'enquête déficiente du gouvernement ne débute", a-t-il réagi. Scotland Yard et le parquet anglais ont par ailleurs annoncé jeudi qu'aucun agent des services secrets britanniques ne serait poursuivi pour complicité de tortures sur deux personnes soupçonnées de terrorisme et détenues par les Etats-Unis, dont un ancien prisonnier de Guantanamo, Binyam Mohamed. Ils ont estimé qu'il n'y avait pas "assez de preuves" pour des poursuites. (AFP) |
Jeu, 24 Mai 2012 04:14
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