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La Banque mondiale prévoit une chute de 16% des IDE dans la région MENA en 2011
La Banque mondiale prévoit une chute de 16% des investissements directs étrangers (IDE) dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) en 2011, contre une baisse de 7% en 2010. Ce recul des flux d’investissements étrangers résulte non seulement des risques engendrés par les bouleversements politiques qu’ont connus plusieurs pays de cette région durant l’année en cours, mais aussi du ralentissement économique et de la crise financière qui touchent une grande partie des pays de l’OCDE, indique l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA, filiale de la BM) dans un rapport publié jeudi. Intitulé "investissement mondial et risques politiques", le document souligne qu’avec l’effet négatif de la tourmente politique sur les IDE dans plusieurs pays de la région MENA, l’attitude des investisseurs a varié entre le maintien de leurs projets et leur retrait "de crainte que l’instabilité politique ne s’intensifie et ne se prolonge", et ce, sans compter les autres risques souvent appréhendés par les investisseurs : risque d’insolvabilité du pays, hausse de l’inflation et creusement des soldes des comptes courants et des déficits budgétaires. "La stabilité est essentielle pour convaincre les investisseurs à reprendre leurs investissements", note la MIGA qui précise aussi que les récents événements ont également affecté le tourisme et les autres activités économiques dans la région MENA dont le taux de croissance devrait fortement baisser pour s’établir à 1,7% en 2011 contre 3,6% en 2010. Elle relève, par ailleurs, qu’avec les liens étroits en matière d’investissements et de commerce entre l’Union européenne et la région de l’Afrique du nord en particulier, cette tendance est susceptible d’affecter les perspectives à court terme des IDE en raison de la grave crise économique et financière que traverse actuellement l’UE. Dans ce sens, la MIGA avance que les flux des IDE dans la région MENA devraient diminuer jusqu’à 2012, avant de connaître un essor à nouveau en 2013, à condition de l’amélioration de la situation en Union européenne et de la rapidité du rétablissement de la situation politique au MENA, car "l’investissement est plus lent à récupérer que la croissance", explique-t-elle. Sur le moyen et plus long termes, poursuit-elle, les facteurs économiques et démographiques de la région (population de 450 millions d’habitants dont 90 millions âgés entre 15 et 25 ans), devraient "attirer les investisseurs étrangers à condition d’une meilleure gouvernance et d’un cadre favorable pour le climat des affaires". (APS) |
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