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Dimanche, 21 Janvier 2018

France: Réunion de mobilisation autour de la force anti-djihadiste G5 Sahel

Une réunion de soutien à la force militaire du G5 Sahel visant à accélérer son déploiement et renforcer son financement s'est ouverte mercredi près de Paris en présence des cinq pays africains concernés et de la France, dans un contexte de recrudescence d'attaques djihadistes dans la région.
Emmanuel Macron a accueilli vers 11h15 au château de la Celle-Saint-Cloud (Yvelines), haut lieu des rencontres diplomatiques, Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Mohamed Ould Abdelaziz (Mauritanie), Mahamadou Issoufou (Niger), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) et Idriss Déby (Tchad).
Après une heure d'échanges à huis clos, la réunion sera élargie à d'autres partenaires clefs de la force du G5 Sahel : l'Allemagne avec la chancelière Angela Merkel, l'Italie avec Paolo Gentiloni, la Belgique avec Charles Michel, l'Onu, l'Union africaine et l'Union européenne.
Les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite seront eux représentés au niveau ministériel. Ryad devrait officialiser à cette occasion un financement de 100 millions de dollars, signe de l'intérêt croissant porté par les pays du Golfe à l'Afrique.
Bien qu'attendue, la contribution saoudienne devrait être accueillie avec soulagement à l'heure où le financement de la force, estimé à 250 millions d'euros à ses débuts et à 423 millions d'euros en plein exercice, est loin d'être bouclé.
L'Union européenne a promis 50 millions d'euros, la France 8 millions d'aide notamment logistique, chacun des cinq pays fondateurs 10 millions, et les Etats-Unis, qui affichent depuis leur départ leurs réticences à l'égard de cette force, ont quant à eux promis une aide bilatérale de 60 millions de dollars.
"La priorité aujourd'hui, c'est d'assurer ce premier socle de 250 millions d'euros de financement, a expliqué mercredi la ministre française des Armées Florence Parly, sur RFI.
"On n'en est pas tout à fait loin mais le compte n'y est pas encore et donc c'est un des enjeux de la réunion de ce matin qui sera complétée par une nouvelle réunion à Bruxelles en février que d'arriver à boucler ce premier tour de table", a-t-elle ajouté.
Lancée officiellement le 2 juillet à Bamako, la force conjointe, qui a mené sa première opération début novembre dans la zone des trois frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, "a tenu le calendrier qui lui avait été fixé mais il ne faut pas se voiler la face", explique-t-on à Paris.
"Depuis quelques mois l'activité des groupes terroristes n'a pas baissé dans la région des trois frontières et les armées continuent à subir des pertes importantes. Cela signifie qu'il y a une urgence opérationnelle à reprendre la main dans cette région et à accroître l'effort militaire".
Appelée à prendre le relais à long terme de la force française Barkhane (4.000 hommes) déployée dans la région aux côtés de la Minusma (13.000 soldats), la force devrait atteindre 5.000 hommes au printemps 2018.
Si la situation sécuritaire n'est plus comparable à celle observée en 2013, au moment de l'intervention française au Mali, quelques "centaines de djihadistes" - selon Paris - conservent leur capacité à mener des actions par surprise dans cette zone aussi grande que l'Europe.
Afin notamment d'entraver leur capacité de mouvement, au-delà des pays concernés, le rôle de l'Algérie - qui ne participe pas à la réunion de La Celle-Saint-Cloud - est essentiel, notamment en ce qui concerne la protection de la frontière Nord du Mali, a souligné Florence Parly sur RFI.

Reuters


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